Présence militaire à Lubumbashi : Pour le gouvernement, il s’agit du déploiement stratégique
Le Vice-premier ministre de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières et son homologue de la Communication et Médias ont, au cours d’un Briefing presse animé ce mardi 27 décembre, abordés la question sur le déploiement des militaires à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga.
Pour Peter Kazadi, il ne s’agit pas de la militarisation de cette ville de l’Est de la RDC mais plutôt du déploiement stratégique de nouveaux éléments des Forces Armées Congolaises (FARDC) après leur formation.
«Il ne s’agit pas de la militarisation, il s’agit du déploiement de nos forces armées sur l’étendue de la République. Je vous avais dit que nous en avons formé plusieurs, il est maintenant temps de les positionner sur notre territoire. Il ne s’agit pas de quelque chose qui se produirait à Lubumbashi ou dans le grand-Katanga, il s’agit du déploiement stratégique comme ça se fait dans toutes les armées du monde» ,a fait savoir Peter Kazadi.
Ce déploiement stratégique est intervenu après le vote du 20 décembre dernier dans la capitale commerciale de la RDC.
L’espace grand-Katanga étant considéré comme le fief de Moïse Katumbi, des appels à la protestation des élections ont été lancés de part et d’autre par quelques candidats présidents de l’opposition ayant participé aux scrutins pour dénoncer ce qu’ils qualifient des irrégularités lors du déroulement du vote tenu du 20 au 21 du mois en cours.
Pour rappel, un des proches de Moïse Katumbi, Christian Mwando, avait lors d’une conférence de presse, tenu le dimanche dernier à Lubumbashi, appelé le peuple congolais à se tenir prêt pour le mot d’ordre de Katumbi en vue de dire non à la fraude électorale selon lui.
De son côté, le candidat numéro 21 aux élections de décembre dernier, avait aussi dans un communiqué publié dont une copie était parvenue à notre rédaction, annoncé une marche de protestation ce mercredi pour exiger la démission du président de la CENI et obtenir l’annulation et la réorganisation des élections.
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