7ᵉ Sommet UA–UE : Félix Tshisekedi appelle à un partenariat Afrique–Europe plus équilibré et axé sur la paix
Le président de la République Félix Tshisekedi a pris part ce lundi 24 novembre 2025 à Luanda, en Angola, au 7ᵉ Sommet des Chefs d’État et de gouvernement Union européenne – Union africaine (AU–EU Summit), organisé sous le thème « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif ».
Le Chef de l’État s’est exprimé devant ses pairs dans le groupe thématique « Paix, sécurité, gouvernance et multilatéralisme ». Dans son speech, il a appelé à dresser un bilan lucide des 25 années de coopération entre l’Afrique et l’Europe, établies depuis Le Caire.
« Ce sommet est un moment de bilan pour examiner avec lucidité ce que notre partenariat a réellement changé dans la vie de nos peuples ; un moment de vérité pour reconnaître ce qui doit être corrigé, repensé, parfois refondé ; un moment de projection pour tracer, ensemble, les contours d’un partenariat plus robuste, plus équilibré, et résolument tourné vers l’avenir », a-t-il dit.
Il a ensuite appelé à regarder en face les défis sécuritaires qui entravent le développement du continent.
« Si nous voulons parler de prospérité, de mobilité, de commerce et d’investissement, nous devons d’abord regarder en face la réalité qui frappe encore trop de régions de notre continent : la paix et la sécurité y sont devenues des urgences vitales », a indiqué le Chef de l’État. « Les principes qui fondent notre ordre continental, à savoir : le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, la non-ingérence et le non-recours à la force, sont aujourd’hui mis à rude épreuve. La République Démocratique du Congo en est malheureusement un exemple douloureux », a-t-il ajouté.
Félix Tshisekedi a toutefois affirmé son soutien au multilatéralisme fondé sur l’égalité des règles, la transparence et une solidarité qui protège les peuples dont les droits fondamentaux sont bafoués.
Il a par ailleurs dénoncé les conséquences humaines des conflits et souligné l’impossibilité d’aborder la prospérité sans la paix.
« Tant que des populations entières resteront exposées aux massacres, aux violences sexuelles, aux déplacements forcés et à l’insécurité permanente, nous ne pourrons ni parler sereinement de prospérité, ni parler de mobilité humaine maîtrisée. Aucun agenda économique, aucun projet migratoire ne peut être durable s’il ignore les drames humains qui en constituent le terreau », a-t-il déclaré.
Le Chef de l’État congolais a souhaité que ce 7ᵉ Sommet UA–UE de Luanda marque le passage à l’action et une maturité assumée du partenariat.
« Ce 7ᵉ Sommet Union africaine, Union européenne de Luanda soit le sommet du passage à l’action ; celui où notre partenariat, déjà vieux d’un quart de siècle, assume pleinement sa maturité en plaçant la paix, la dignité humaine et la prospérité partagée au cœur de notre projet commun », a-t-il conclu.
Notons que le Sommet de Luanda se tient du 24 au 25 novembre et réunit les dirigeants des deux continents autour de plusieurs priorités communes. Il ambitionne de relancer la coopération entre l’Afrique et l’Europe, de célébrer 25 ans de partenariat et de définir les grandes orientations pour la décennie à venir. Les discussions devraient déboucher sur une déclaration réaffirmant « les principes sacro-saints du droit international ».
John Kadima


