Guerre au Moyen-Orient : Attachée au respect du droit international, la RDC exhorte les parties à privilégier la voie diplomatique
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a exprimé sa vive préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, marquée par une intensification des opérations militaires et des actions de représailles impliquant plusieurs acteurs étatiques de premier plan.
Dans un communiqué publié à Kinshasa le 28 février 2026, les autorités congolaises alertent sur un risque sérieux d’embrasement régional susceptible d’avoir de graves conséquences sur la paix, la sécurité internationales ainsi que sur les populations civiles.
En sa qualité de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, la RDC :
souligne la nécessité d’éviter toute escalade supplémentaire pouvant aggraver la situation sécuritaire et humanitaire ;
exhorte toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue ;
réaffirme son attachement au respect strict du droit international, y compris du droit international humanitaire ;
encourage le recours prioritaire aux mécanismes diplomatiques et multilatéraux en vue d’une désescalade et d’un règlement durable du conflit.
Le Gouvernement congolais se dit disposé à soutenir toute initiative constructive visant à restaurer la stabilité et à prévenir une aggravation de la crise.
Par ailleurs, il appelle les citoyens congolais à s’abstenir de tout voyage dans la région du Moyen-Orient et invite les ressortissants vivant dans les pays concernés à se rapprocher des représentations diplomatiques pour suivre l’évolution de la situation.
Il sied de noter que l’escalade récente s’est déclenchée fin février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont mené des frappes coordonnées contre des cibles militaires en Iran, marquant une nouvelle phase d’un conflit latent.
Ces frappes auraient notamment causé la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, âgé de 86 ans, tué le 28 février 2026 lors d’attaques visant des sites gouvernementaux à Téhéran.
Ces opérations ont entraîné une riposte iranienne par missiles et drones visant Israël ainsi que des bases militaires américaines dans plusieurs pays de la région.
Dans la foulée, des alliés régionaux de l’Iran, notamment le mouvement armé Hezbollah, ont lancé des attaques contre Israël depuis le Liban, provoquant des bombardements israéliens en représailles et élargissant le théâtre des hostilités.
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Jonathan Madika


