Sénat : après ses propos sur la révision de la constitution, Modeste Bahati Lukwebo visé par une motion de défiance
À quelques jours de la rentrée parlementaire prévue le 15 mars 2026, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, se retrouve au centre d’une controverse politique. Le sénateur Dany Kabongo Bondnya a initié une motion de défiance contre lui, à la suite de ses déclarations publiques au sujet de la révision de la Constitution du pays.
L’initiateur de cette démarche lui reproche notamment un manque de respect à l’égard du chef de l’État, Félix Tshisekedi. Selon Dany Kabongo Bondanya, au regard de ses fonctions institutionnelles, l’ancien président du Sénat aurait dû a priori échangé avec le président avant de s’exprimer publiquement sur une question aussi sensible.
« Nous avons trouvé ses propos pas du tout corrects, c’est un manque de respect envers l’autorité morale, qui est lui-même l’initiateur de l’Union sacrée. Parce qu’il parle que c’est un problème d’hommes, lui comme dirigeant c’est un peu vague, il a fallu qu’il puisse se référer à l’autorité morale qui est le président de la République avant de faire cette déclaration devant les journalistes. Il y a plusieurs griefs, je pense dès demain, nous allons faire une sortie médiatique pour expliquer pourquoi nous voulons son départ du bureau », a-t-il expliqué.
Cette motion intervient après la sortie médiatique de Modeste Bahati Lukwebo, le 4 mars dernier. À cette occasion, l’autorité morale de l’AFDC s’était opposé à toute révision de la Constitution, estimant que la RDC ne souffre pas d’un problème de textes, mais plutôt d’hommes chargés de les appliquer.
Il avait aussi qualifié ce débat de « faux » et appelé les responsables politiques à se concentrer sur les vraies préoccupations de la population. Une position qui, selon certains observateurs, le placerait en porte-à-faux avec la ligne défendue par le président de la République, initiateur de l’Union sacrée de la Nation, dont Modeste Bahati est également membre du présidium.
John Kadima


