RDC : le Sénat se désolidarise des propos de Modeste Bahati Lukwebo sur révision de la Constitution

 RDC : le Sénat se désolidarise des propos de Modeste Bahati Lukwebo sur révision de la Constitution

Le Sénat de la République Démocratique du Congo a pris ses distances avec les déclarations de son deuxième vice-président, Modeste Bahati Lukwebo, qui s’est récemment opposé à toute modification de la Constitution. La mise au point a été rendue publique le 7 mars 2026 à travers un communiqué daté du 6 mars et signé par la rapporteure et porte-parole de la chambre haute, Néfertiti Ngudianza Bayókisa.

Dans ce document, le Bureau du Sénat précise que ces propos n’engagent que leur auteur et n’engagent en aucun cas l’institution. Il rappelle, dans le contexte actuel que traverse le pays, la nécessité pour les responsables politiques d’adopter des attitudes responsables et mesurées.

« Dans un contexte national marqué par l’agression dont notre pays est victime et qui exige, plus que jamais, responsabilité , retenue et sens élevé de l’intérêt supérieur de la Nation, le Bureau attire l’attention de tous les Sénateurs sur toute prise de position individuelle susceptible d’entretenir la confusion. Il rappelle que les Institutions de la République doivent demeurer des espaces de cohésion, de stabilité et de responsabilité politique, et non le cadre d’expressions individuelles susceptibles de fragiliser l’unité nationale », lit-on dans ce document.

En sus, il a réitéré son soutien à la vision du chef de l’État, Félix Tshisekedi, et appelle les acteurs politiques à privilégier l’esprit de solidarité nationale.

« Le Bureau du Sénat réaffirme son attachement aux idéaux de paix , d’unité et de souveraineté nationale défendus par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et appelle l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à faire preuve de discipline républicaine et de solidarité nationale », a poursuivi le document.

Cette mise au point intervient après les déclarations faites le 4 mars par Modeste Bahati Lukwebo. L’autorité morale de l’AFDC avait alors estimé que la RDC ne souffre pas d’un problème de textes, mais plutôt d’hommes chargés de les appliquer, se prononçant ainsi contre toute révision de la Constitution. Des déclarations qui continuent de susciter des réactions dans la sphère sociopolitique congolaise. Le sénateur Dany Kabongo Bondanya a notamment initié une motion de défiance contre le deuxième vice-président du Sénat. Il lui reproche, entre autres, un manque de respect envers le chef de l’État.

John Kadima

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