RDC : le Conseil de sécurité de l’ONU se penche sur la situation sécuritaire après l’attaque de drone à Goma

 RDC : le Conseil de sécurité de l’ONU se penche sur la situation sécuritaire après l’attaque de drone à Goma

Le Conseil de sécurité de Organisation des Nations unies tient ce mardi des consultations à huis clos consacrées à la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette réunion intervient dans un climat marqué par une recrudescence des violences, notamment après une attaque de drone survenue le 11 mars à Goma.

Cette frappe a coûté la vie à une employée de UNICEF, suscitant une vive émotion au sein de la communauté internationale. Plusieurs membres du Conseil devraient condamner cet acte et insister sur la nécessité de protéger les civils ainsi que le personnel humanitaire opérant dans la région.

Dans une première réaction, la MONUSCO a rappelé que les attaques visant le personnel des Nations unies peuvent être qualifiées de crimes de guerre, conformément au Statut de Rome. De son côté, l’Union africaine, par la voix de son président de Commission, a appelé à l’ouverture d’une enquête impartiale pour faire la lumière sur les circonstances de cette attaque. L’Union européenne a également formulé une demande similaire.

Le gouvernement congolais a, pour sa part, annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités. À ce stade, aucune attribution officielle n’a été faite, même si une première évaluation interne des Nations unies a été menée.

Sur le terrain, cet incident s’inscrit dans un contexte d’intensification des opérations militaires. Les FARDC poursuivent leur offensive contre la rébellion du M23, dans une zone où l’usage de drones armés devient de plus en plus fréquent.

Les discussions au Conseil de sécurité devraient également aborder les efforts en cours pour instaurer un cessez-le-feu durable. La résolution 2808, adoptée en décembre 2025, exige des parties en conflit le respect strict de leurs engagements en faveur d’une trêve effective et vérifiable.

Dans cette dynamique, le secrétaire général de l’ONU a évoqué des avancées dans la mise en place d’un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, prévu dans le cadre du processus de médiation de Doha. Ce dispositif pourrait nécessiter le déploiement de renforts militaires supplémentaires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Enfin, la situation reste tendue sur le plan diplomatique. Début mars, les États-Unis ont annoncé des sanctions visant des responsables militaires rwandais, une décision saluée par Kinshasa mais contestée par Kigali.

Ces consultations à huis clos pourraient ainsi orienter de nouvelles mesures internationales face à une crise sécuritaire qui continue de susciter de vives préoccupations.

Rédaction

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