Assemblée nationale : gestion calamiteuse et conditions de travail précaires à la SACIM, le député Adam Mbaya Kavulambedi interpelle deux membres du Gouvernement
Le député national Adam Mbaya Kavulambedi a officiellement saisi le bureau de l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo à travers deux questions d’actualité adressées à deux membres du gouvernement, mettant en lumière des préoccupations majeures liées à la Société Anhui Congo d’Investissement Minier dans la province du Kasaï-Oriental.
Dans deux correspondances datées du 20 mars 2026, l’élu de Mbujimayi a, conformément à l’article 191 du règlement intérieur de la chambre basse, transmis ses préoccupations au président de l’Assemblée nationale, avec copies au deuxième vice-président.
La première démarche du député porte sur les conditions de travail des agents de la SACIM. Dans sa correspondance adressée au ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba, l’élu national attire l’attention des autorités sur la situation des travailleurs au sein de cette entreprise minière, laissant entrevoir l’existence de dysfonctionnements nécessitant une intervention urgente.
La seconde question d’actualité est relative à la subvention de la SACIM au Kasaï Oriental. Cette fois, l’élu s’adresse à la ministre du Portefeuille, Julie Mbuyi Shiku, sollicitant des éclaircissements sur la gestion et l’utilisation des fonds alloués à cette société, dans un contexte où la transparence dans la gestion des entreprises publiques reste un enjeu crucial.
À travers ces initiatives parlementaires, Adam Mbaya Kavulambedi entend exercer pleinement son rôle de contrôle de l’action gouvernementale, tout en relayant les préoccupations de ses électeurs face aux réalités socio-économiques dans la région du Kasaï Oriental.
Il sied de souligner que les agents et cadres de la SACIM ont accumulé à ce jour plus de 20 mois d’arriérés de salaire. Récemment, dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, ces derniers ont élevé le ton face au gouvernement, exprimant leur déception alors qu’ils vivent dans une précarité sans précédent.
Il convient de noter que ces interpellations pourraient ouvrir la voie à des débats au sein de l’Assemblée nationale, voire à des actions concrètes du gouvernement en vue d’améliorer la gouvernance et les conditions de travail au sein de la SACIM.
Jonathan Madika


