ESU–ISAM : autonomisation des femmes et masculinité positive au cœur du 9ᵉ anniversaire de l’ISAM Mbujimayi

 ESU–ISAM : autonomisation des femmes et masculinité positive au cœur du 9ᵉ anniversaire de l’ISAM Mbujimayi

L’Institut Supérieur des Arts et Métiers de Mbujimayi (ISAM) a célébré, ce jeudi 2 avril 2026, son neuvième (9e)anniversaire d’existence, au cours d’une cérémonie de grande envergure organisée dans la salle de l’hôtel Métropole du Kasaï.

Placée sous le thème : « Entrepreneuriat et autonomisation des femmes et des filles en RDC : l’un des piliers de base de la vision du Chef de l’État », cette manifestation a été couplée à la célébration de la Journée internationale des droits des femmes ainsi qu’à celle de la masculinité positive.

La cérémonie a été présidée par le vice-gouverneur faisant fonction de gouverneur, Augustin Kayembe Mulemena. Elle a été marquée par une conférence animée par Tina Salama, porte-parole du Chef de l’État, axée sur la masculinité positive.

Dans son mot d’accueil, le directeur général de l’ISAM, le professeur Peter Ngala Ntumba Kabashadi, a souligné que la célébration de la Journée internationale des droits des femmes ne saurait être réduite à un simple rituel annuel, mais constitue un moment de réflexion collective sur la place centrale de la femme dans la société.

Péter Ngala, DG de l’ISAM

« En République démocratique du Congo, la femme est à la fois mère, éducatrice, entrepreneure, actrice sociale et pilier de résilience dans un contexte souvent marqué par de nombreux défis. Parler de l’autonomisation de la femme, c’est poser la question de l’accès équitable aux opportunités économiques, à l’éducation, aux ressources financières ainsi qu’aux outils de production », a-t-il déclaré.

Il a également insisté sur le fait que le développement durable du pays repose sur la participation active de tous à la vie économique et sociale, soulignant que l’entrepreneuriat féminin constitue un levier stratégique.

« Il ne s’agit pas uniquement de promouvoir la création d’activités génératrices de revenus, mais aussi de favoriser l’émergence d’un leadership féminin capable d’impulser des transformations profondes au sein de nos communautés », a-t-il ajouté.

Poursuivant son intervention, il a affirmé qu’une femme économiquement autonome contribue significativement à l’équilibre et au progrès de son environnement familial et social. Toutefois, a-t-il précisé, cette ambition nécessite également une évolution des mentalités, notamment du côté des hommes.

« La masculinité positive invite à une redéfinition du rôle de l’homme dans la société. Être un homme aujourd’hui ne signifie plus dominer ou exclure la femme, mais plutôt l’accompagner, la soutenir, la protéger et la valoriser », a-t-il renchéri.

Évoquant le neuvième anniversaire de l’institution, le professeur Peter Ngala Ntumba Kabashadi a indiqué que neuf (9) années d’existence représentent à la fois peu et beaucoup : peu au regard des ambitions, mais beaucoup au vu du chemin parcouru, des défis relevés et des résultats obtenus.

De son côté, Tina Salama, intervenant lors de la conférence sur la masculinité positive, a mis en évidence l’importance de cette notion dans la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Tina Salama, porte-parole du Chef de l’État

Elle a exhorté les hommes à faire preuve de tolérance envers les femmes, à les accompagner dans leurs initiatives et à reconnaître leur rôle essentiel dans le développement de la société.

« La rencontre de ce jour n’est pas un simple moment d’échange, mais un cadre de réflexion. L’avenir d’un pays se construit dans les institutions du savoir, dans l’énergie de sa jeunesse et dans la promotion de la jeune fille. C’est dans cette perspective que s’inscrit la vision du Chef de l’État : faire de la jeunesse et de la femme congolaises une force motrice de la transformation nationale », a-t-elle affirmé.

Soulignons qu’en marge de cette cérémonie, le directeur général de l’ISAM a procédé à la remise des diplômes aux anciens étudiants ayant achevé leur cursus académique.

Créé en 2017, l’ISAM Mbujimayi se positionne aujourd’hui comme un acteur clé dans la formation académique, professionnelle et technique. L’institution compte à ce jour plus de 300 cadres formés dans les domaines des arts et métiers.

Cependant, l’établissement fait face à un déficit d’infrastructures propres. Les enseignements y sont actuellement dispensés dans les installations du lycée Tuya Kumpala, une école conventionnée catholique.

Jonathan Madika

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