RDC : face à la dégradation de la connexion Internet et des services de téléphonie mobile, la députée Adèle Bazizane adresse une question écrite à José Mpanda
La qualité des services de téléphonie mobile et d’Internet fait partie des préoccupations soulevées à l’Assemblée nationale à l’occasion de la rentrée parlementaire. La députée nationale Adèle Bazizane a adressé une question écrite au ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, José Mpanda Kabangu, pour obtenir des explications sur la dégradation continue des services de télécommunications à travers le territoire de la République démocratique du Congo.
Cette démarche intervient dans un contexte où de nombreux utilisateurs font face à une connexion Internet jugée de plus en plus instable. Navigation lente, interruptions de connexion, difficultés à passer des appels ou à utiliser les services de messagerie, ainsi que perturbations dans l’accès aux plateformes en ligne figurent parmi les problèmes rencontrés par les abonnés.
Ces difficultés affectent également plusieurs activités qui dépendent aujourd’hui de la connectivité, notamment le travail, les échanges professionnels, les transactions numériques, l’enseignement en ligne et l’accès à l’information.
À travers sa question écrite, la députée entend obtenir des explications du ministre des PTNTIC sur les causes de cette dégradation, ainsi que sur les mesures prises ou envisagées pour améliorer la qualité des services de télécommunications et d’Internet dans le pays.
Cette question s’inscrit dans une série de démarches de contrôle parlementaire engagées par Adèle Bazizane à la reprise des travaux de l’Assemblée nationale. Au total, la députée a déposé deux questions orales avec débat et trois questions écrites, visant plusieurs membres du gouvernement et responsables d’établissements publics.
Outre la question adressée au ministre des PTNTIC, la première question orale avec débat concerne la ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté. Elle porte sur le contrôle de conformité des établissements d’enseignement primaire et secondaire, publics comme privés, au programme national d’enseignement.
La seconde question orale avec débat est adressée au ministre des Mines. Elle porte sur la gestion de la dotation d’au moins 0,3 % du chiffre d’affaires des sociétés minières, destinée au développement des communautés locales.
Les deux autres questions écrites concernent, quant à elles, l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) et le Fonds national d’entretien routier (FONER).
Auprès du directeur général de l’ANSER, Adèle Bazizane souhaite notamment obtenir des informations sur le taux d’exécution des projets d’électrification dans les milieux urbains et périurbains de la province du Nord-Kivu. Au directeur national du FONER, elle demande des éclaircissements sur la gestion administrative, financière et technique de cet établissement public.
La députée inscrit l’ensemble de ces initiatives dans l’exercice de ses prérogatives constitutionnelles de contrôle de l’action gouvernementale et de la gestion des services publics. Elle s’appuie notamment sur les articles 100, 101 et 138 de la Constitution, ainsi que sur les dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale relatives au contrôle parlementaire.
Ces démarches interviennent quelques jours après la reprise, le 15 septembre, des travaux de l’Assemblée nationale pour une nouvelle session. Celle-ci est notamment marquée par l’examen de plusieurs dossiers d’intérêt national et le suivi de l’action du gouvernement.
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