Kasaï-Oriental : face à la crise qui secoue plusieurs entreprises publiques, dont la MIBA, Dr Jean Cibangu lance un mouvement dénommé « Jeunes Réformateurs du Congo » pour proposer des solutions aux défis de la province
Un nouveau mouvement de jeunes vient de voir le jour au Kasaï-Oriental. Dénommé « Jeunes Réformateurs du Congo » (JR), cette structure a été mise en place à Mbujimayi à l’issue d’une réunion ténue ce dimanche 2 août 2026 consacrée à la présentation de sa vision, à l’organisation de ses organes et à la désignation de ses animateurs.
Initiée par le Dr Jean Cibangu, ressortissant du Kasaï-Oriental vivant en Afrique du Sud, cette structure se veut apolitique. Elle a pour principal objectif de mobiliser la jeunesse autour de la recherche des solutions aux maux qui rongent la province, notamment les défis liés au développement socio-économique, à la lutte contre les antivaleurs et à la relance des entreprises stratégiques, dont la Société Minière de Bakwanga (MIBA).

À l’issue de cette rencontre, Pascal Mbuyi Badibanga a été désigné coordonnateur titulaire provincial des Jeunes Réformateurs du Congo, secondé d’Alain Kalambayi Muamba. Il aura la mission de conduire les premières actions du mouvement dans la province, avec l’appui des autres membres de la coordination provincial
Pour Joël Kabengela Dibwe, membre du collège des Sages, la création de cette structure répond à la nécessité de mettre en place un cadre capable d’interpeller les responsables, d’analyser les problèmes de la province et de contribuer à la recherche des solutions.

« Notre comité a vraiment plusieurs missions à accomplir sur l’étendue de notre province kasaïenne. Nous avons également plusieurs missions pour le développement de la jeunesse kasaïenne. Nous ne serons pas seulement concentrés sur les sociétés comme la MIBA et la SACIM ; nous allons aussi nous étendre à d’autres secteurs pour dénoncer et interpeller sur les antivaleurs », a expliqué Joël Kabengela Dibwe.
La situation de la MIBA figure parmi les premières préoccupations du mouvement. Toutefois, ses responsables affirment que leur action ne sera pas limitée à cette entreprise minière, mais concernera également d’autres secteurs et sociétés confrontés à des difficultés.
« Nous commençons par la MIBA parce que c’est la situation que nous vivons actuellement. Nous ne pouvons pas croiser les bras pendant que les choses continuent à se détériorer davantage. C’est vrai que nous commençons par la MIBA, mais notre objectif ne se limite pas à cette société. Il y a aussi la SACIM, la SOGAKOR et BIOFARCO. Nous devons mener des études afin de proposer des pistes de solutions pour que notre province puisse réellement décoller », a-t-il déclaré.
Les responsables des Jeunes Réformateurs du Congo insistent également sur le caractère apolitique de leur démarche. Ils affirment vouloir préserver leur indépendance afin de se concentrer sur leur mission principale : dénoncer les antivaleurs, interpeller les acteurs concernés et proposer des solutions aux problèmes de développement.
De son côté, Alain Kalambayi Muamba, coordonnateur adjoint des Jeunes Réformateurs du Congo, dit s’inscrire dans une vision qu’il porte depuis plusieurs années.
« Cette vision, je l’ai toujours eue depuis ma jeunesse : voir mes frères souffrir et chercher des solutions à leurs difficultés. Grâce à cette initiative, j’ai trouvé un cadre pour accomplir cette mission. Notre objectif est de combattre les antivaleurs et de mettre les compétences des jeunes au service du développement de notre province et de notre pays », a-t-il affirmé.
À travers les Jeunes Réformateurs du Congo, le Dr Jean Cibangu entend ainsi faire de la jeunesse un acteur majeur dans la recherche des solutions aux défis de la province. L’initiateur affirme notamment disposer d’une vision pour la relance de la MIBA, basée sur la mobilisation des compétences locales et l’implication des experts issus de différents domaines.
Il sied de noter que le mouvement prévoit désormais une phase de structuration avant le lancement de ses activités sur le terrain, avec l’ambition d’élargir progressivement son réseau et de formuler des propositions destinées aux autorités provinciales et nationales.
Madika Tshionyi Jonathan


