Kasaï Oriental : le MLC célèbre ses 28 ans entre bilan du parcours et responsabilité d’État
À Mbujimayi, les 28 ans du Mouvement de Libération du Congo (MLC) ont été placés sous le signe du bilan et de la responsabilité. Réunis samedi 3 octobre à l’hôtel Kabe de Luxe, cadres, militants et sympathisants de la Fédération du Kasaï-Oriental ont revisité le parcours du parti autour d’un thème : « De la résistance politique à la responsabilité d’État ».
Placée sous le thème « De la résistance politique à la responsabilité d’État », la rencontre a été présidée par Christian Tshamala, secrétaire exécutif provincial, représentant le président fédéral Pascal Gautier Lukusa Mukendi.
Dans son intervention, Christian Tshamala a rappelé le parcours du MLC depuis sa création en 1998 sous l’impulsion de son Président national et fondateur, Jean-Pierre Bemba Gombo. Il a appelé les militants à tirer les leçons du passé tout en assumant les responsabilités liées à l’avenir du parti.

« 28 ans d’années d’existence, d’épreuves, de victoires, mais surtout de responsabilité devant notre peuple. Le MLC, notre parti, est né dans un contexte particulièrement difficile de l’histoire de notre pays. Depuis sa création en 1998, sous l’impulsion de son président national et fondateur, Son Excellence Jean-Pierre Bemba Gombo, notre formation politique a traversé plusieurs étapes de l’histoire politique de la République démocratique du Congo. Aujourd’hui, notre thème, “De la résistance politique à la responsabilité d’État”, nous invite à regarder notre passé avec lucidité, mais surtout à regarder l’avenir avec responsabilité », a-t-il déclaré.
Le secrétaire exécutif provincial a également insisté sur les fondements du parti, notamment sa vision d’une République inclusive.
« Un parti politique qui oublie les raisons profondes de sa naissance risque de perdre le sens de son combat. Le MLC a porté une vision de la République dans laquelle aucune tribu, aucune minorité, aucune communauté, aucun groupe ethnique ne doit se sentir étranger dans son propre pays. Notre idéal était celui d’un Congo dans lequel chaque Congolaise, chaque Congolais peut se reconnaître dans un État. Quel État ? Un État qui honore, un État qui protège, un État qui garantit les droits, un État qui garantit la sécurité, un État qui réussit, un État qui donne à chaque citoyen la possibilité… », a-t-il ajouté.

Au cours de cette manifestation, la jeunesse du parti a, de son côté, plaidé pour une plus grande implication des jeunes dans les instances de prise de décision. Dans une allocution lue par Me Vanny Kalala, la Ligue des jeunes a également appelé les militants à faire de la discipline une valeur essentielle de leur engagement politique.
Chez les femmes, le message a porté sur la fidélité aux idéaux du parti, mais aussi sur la nécessité d’adapter le combat aux réalités actuelles. La présidente de la Ligue des femmes, Générose Muadi, a notamment évoqué le parcours de Jean-Pierre Bemba Gombo.
« C’est la résistance de notre autorité morale, le président Jean-Pierre Bemba Gombo, qui a connu la prison, l’humiliation, l’exil, mais qui n’a jamais trahi le Congo. Il est resté debout. S’il a résisté dix ans loin de sa terre, qui sommes-nous pour abandonner ? », a-t-elle déclaré.

Elle a ensuite appelé les femmes du MLC à inscrire leur engagement dans la lutte contre la division, la marginalisation et la précarité des ménages.
« Notre résistance doit changer de visage. Notre résistance à nous, Ligue des femmes, c’est : premièrement, résister contre la division, car notre unité est notre arme la plus redoutable ; deuxièmement, résister contre l’illusion selon laquelle la femme n’est qu’un décor qui n’a pas son mot à dire ; troisièmement, résister contre la pauvreté des ménages. Nous ne voulons plus seulement des pagnes, des t-shirts, de 2 000 francs et de 5 000 francs. Nous voulons l’autonomisation », a-t-elle lancé.
La deuxième et dernière partie de la manifestation a été consacrée à la remise gratuite des cartes de membres du MLC aux différents présidents communaux. Cette étape a marqué la clôture de la cérémonie.
Madika Tshionyi Jonathan


