RDC : nouvelles sanctions américaines contre Kigali pour son implication dans la crise sécuritaire à l’Est

 RDC : nouvelles sanctions américaines contre Kigali pour son implication dans la crise sécuritaire à l’Est

Les États-Unis ont pris de nouvelles sanctions contre le Rwanda en raison de son soutien présumé aux rebelles du M23, actifs dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Les mesures annoncées ce mercredi 28 octobre visent le ministère rwandais de la Défense ainsi que Zigama Credit and Savings Society, une institution financière accusée d’avoir facilité des opérations liées au financement de la guerre.

Dans les motifs avancés par Washington, l’armée rwandaise est accusée d’apporter un appui direct aux combattants du M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Cet appui comprendrait notamment la fourniture d’équipements militaires, la logistique et la formation des combattants.

Les autorités américaines mettent également en cause des circuits financiers qui auraient permis de financer des achats d’armes et de munitions. Selon le département du Trésor, des transactions de plusieurs dizaines de millions de dollars auraient bénéficié au M23 et à l’Alliance fleuve Congo (AFC). L’institution financière visée est aussi accusée d’avoir facilité le transfert vers Kigali d’or issu de territoires congolais contrôlés par les rebelles.

Réagissant à cette situation, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a exigé la fin du soutien rwandais au M23 ainsi que le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais. Il a rappelé que ces exigences s’inscrivent dans le respect des engagements pris par Kigali dans le cadre des accords de Washington du 4 décembre 2025.

Ces nouvelles sanctions interviennent alors que les efforts diplomatiques visant à rétablir la paix dans l’est de la RDC se poursuivent. Le M23 contrôle notamment Goma et Bukavu depuis le début de l’année 2025.

Il sied de noter que ces mesures américaines entraînent le gel des avoirs concernés relevant de la juridiction des États-Unis et limitent les transactions avec les entités sanctionnées. Washington accuse par ailleurs le M23 de graves violations des droits humains dans les zones sous son contrôle.

Rédaction

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