Sud-Kivu : la délégation gouvernementale poursuit sa mission d’apaisement et de réconfort
En séjour à Uvira, siège provisoire des institutions provinciales du Sud-Kivu depuis le jeudi 11 septembre 2025, la délégation du Gouvernement central, dirigée par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, a poursuivi ses consultations ce vendredi 12 septembre.
Au cours de cette mission d’itinérance sécuritaire, la délégation a rencontré successivement les administrateurs de territoire, les patriotes Wazalendo ainsi que diverses forces vives locales, dont la société civile et les mouvements de jeunes, afin d’échanger sur la situation dans la région.
La délégation a également rendu visite aux victimes des récents affrontements survenus à Uvira. À l’hôpital général de la ville, elle s’est enquis de l’état des blessés et leur a transmis un soutien financier au nom du Gouvernement, en signe de solidarité nationale.
Les forces vives et les patriotes Wazalendo ont salué cette initiative, la considérant comme un geste de responsabilité et d’écoute du pouvoir central. Ils ont réaffirmé leur soutien au Président de la République, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, dans ses efforts pour ramener la paix à l’Est du pays et restaurer l’autorité de l’État.
Cette mission d’apaisement intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par l’occupation partielle de la province par l’Armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M23. Elle se veut un message de solidarité, de réconfort et d’espoir pour la population d’Uvira et pour l’ensemble des territoires affectés.
Rappelons que le lundi dernier, une vague de contestation a secoué la Ville d’Uvira, alors que des centaines de manifestants ont défilé dans les rues pour dénoncer la nomination du général Olivier Gasita Mukunda comme commandant adjoint de la 33e région militaire des Forces armées de la RDC (FARDC).
Les slogans hostiles à Gasita résonnaient, notamment en raison des accusations lourdes qui pèsent contre lui, notamment une supposée collaboration avec les rebelles du M23 lors de la prise de Bukavu en février dernier. Plusieurs manifestants, comme Dunia Prince, ont critiqué sa mauvaise gestion à Bukavu, soulignant qu’il ne bénéficiait pas de la confiance de la population.
Les protestataires exigent son départ immédiat, estimant qu’il représente une menace pour la sécurité régionale. Leurs revendications ont été officiellement remises à l’autorité locale dans un mémorandum destiné au président de la République, appelant à le remplacer par un officier de confiance.
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