RDC : Des généraux des FARDC placés en résidence surveillée pour raisons de sécurité d’État
L’armée congolaise a confirmé que plusieurs officiers généraux et supérieurs des FARDC sont désormais en résidence surveillée, après leur interpellation dans une affaire liée à la sécurité nationale.
Le porte-parole des FARDC, le général-major Sylvain Ekenge, a expliqué que ces officiers « sont concernés par des faits graves touchant la sécurité de l’État ». Au lieu d’être détenus dans une prison, ils ont été assignés à résidence, un régime qui limite leurs mouvements mais leur garantit des conditions de vie jugées « acceptables ».
D’après les explications fournies, la résidence surveillée a été prolongée sur demande du procureur afin de permettre à l’enquête d’avancer. Les officiers restent donc sous contrôle strict, mais ils ne sont pas coupés du monde extérieur : ils conservent certaines libertés, tout en étant surveillés en permanence.
Cette mesure est souvent utilisée pour des dossiers sensibles impliquant des hauts responsables. Elle permet d’éviter les risques de fuite, de destruction de preuves ou d’influence sur les enquêtes, tout en évitant la détention ordinaire qui peut être perçue comme trop radicale pour des officiers de ce rang.
Pour couper court aux spéculations, l’armée précise que les officiers concernés « vont bien » et qu’ils peuvent recevoir des visites, notamment de leurs épouses. Cette communication vise à calmer les inquiétudes alors que les arrestations touchent des figures importantes de la hiérarchie militaire.
Jonathan Madika


