Relance de la MIBA : Après plus d’un an de blocage, les 50 millions USD promis par le gouvernement désormais disponibles

 Relance de la MIBA : Après plus d’un an de blocage, les 50 millions USD promis par le gouvernement désormais disponibles

La société minière de Bakwanga, MIBA , confirme la disponibilité des fonds promis par le gouvernement central pour amorcer son plan de redressement. L’annonce a été faite par le directeur général de l’entreprise, André Kabanda, au cours d’un point de presse tenu ce samedi 14 février 2026 au siège de la société, à Mbujimayi ( Kasaï Oriental).

Devant la presse locale, André Kabanda a reconnu un retard dans le décaissement des fonds. Il a néanmoins assuré que les démarches engagées ont permis de franchir des étapes importantes vers la relance effective de l’entreprise.

« Toujours est-il que nous avons fait tout ce qu’il fallait pour que la relance devienne effective et, au jour d’aujourd’hui , je peux vous dire que cette relance voit le bout du tunnel. Dans ce sens que les 50 millions pour lesquels il y avait déjà des inquiétudes, que ça risque d’être détourné ou redirigé vers d’autres projets, ces 50 millions sont bel et bien disponibles à la disposition de la MIBA », a-t-il argué.

Le numéro 1 de l’ancienne épine dorsale de l’économie du Kasaï Oriental a, par ailleurs, fait savoir que la léthargie observée dans le déblocage de ce fonds s’explique par le fait que les procédures légales n’avaient pas encore été respectées, la MIBA étant une société d’économie mixte.

« Il fallait que ces 50 millions soient déposés dans les comptes de la MIBA en suivant la procédure légale. Et cette procédure, c’est que la MIBA n’est pas une société 100 % État. C’est une société d’économie mixte dans laquelle il y a deux actionnaires : l’État congolais avec 80 % de parts et l’actionnaire minoritaire, SIBEKA Soft Group, avec 20 %. »

Si on en croit ces explications, toute injection financière devra en principe être validée par les deux parties à travers une assemblée générale des actionnaires.

« Dans ce genre d’organisation, si un partenaire veut apporter un apport, ça doit passer par l’assemblée générale des actionnaires. Les deux actionnaires doivent se mettre d’accord, parce que l’autre partenaire est aussi obligé de sortir sa part à concurrence de sa participation. Voilà pourquoi il faut organiser une assemblée générale et acter l’apport », a-t-il précisé.

Dans la foulée, il a indiqué cette étape a déjà été franchie. Les résolutions ont été adoptées par les actionnaires et doivent désormais être mises en œuvre par le conseil d’administration, dont la réunion, ajoute-t-il, a été reportée pour des raisons administratives.

Pour la suite du processus, se géant minier se dit d’ores-et-déjà confiant. Il a même évoqué la possibilité d’un apport complémentaire de la part de l’actionnaire minoritaire.

Soulignons que cette sortie médiatique intervient plus d’une année après l’annonce, par le chef de l’État, Félix Tshisekedi , d’une enveloppe de 50 millions de dollars destinée notamment au paiement des retraites, au règlement des arriérés de salaires et à la réhabilitation des installations de la MIBA. Longtemps attendus et au centre de nombreuses interpellations politiques et citoyennes, ces fonds sont désormais scrutés par la population qui espère voir cette entreprise stratégique retrouver son rôle de moteur économique et social de la province, après plus de deux décennies de crise.

John Kadima

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