RDC : La Cour des comptes ouvre sa rentrée judiciaire 2026 sous le signe de la redevabilité
La rentrée judiciaire 2026 de la Cour des comptes de la RDC a été lancée officiellement, ce mardi 03 mars 2026, par son premier président, Jimmy Munganga. C’était au cours d’une audience solennelle organisée au Palais du peuple à Kinshasa, en présence du chef de l’État, Félix Tshisekedi et de plusieurs hautes autorités du pays.
Dans son allocution, Jimmy Munganga a martelé sur le devoir de redevabilité dans la gestion des finances publiques, qu’il présente comme un principe fondamental de la bonne gouvernance.
« En ce jour solennel de rentrée judiciaire, la Cour des comptes tient à réaffirmer, avec gravité et détermination, que le respect du devoir de redevabilité constitue le fondement irremplaçable d’une gouvernance financière saine, responsable et orientée vers l’intérêt général », a-t-il déclaré.
Il a, par ailleurs, expliqué la portée de cette notion au regard des missions de la Cour des comptes.
« Pour la Cour des comptes de la République démocratique du Congo, la redevabilité s’entend comme l’obligation légale institutionnelle faite à tout gestionnaire public de rendre compte de l’utilisation des fonds publics, des biens et valeurs de l’État, des provinces et des entités territoriales décentralisées, ainsi que des résultats de la gestion qui lui est confiée. Cette obligation s’étend également à toute personne, y compris privée, qui s’immisce dans la gestion des deniers publics, comptable de fait, ou bénéficie d’un concours financier de l’État », a-t-il ajouté.
Dans sa mercuriale, le Procureur général près la Cour des comptes, Guy Tshipata Mulumba, a axé son intervention sur les poursuites en matière de gestion de fait devant cette haute juridiction financière.
Il sied par ailleurs de souligner qu’au cours de cette audience, la Cour des comptes a remis son rapport public annuel pour l’exercice 2024-2025 au Président de la République . Le rapport rend compte des activités menées par l’institution au cours des deux dernières années et présente ses principales conclusions en matière de gestion publique.
John Kadima


