RDC : Gerda Tshimbombo soutient le changement de la Constitution pour doter le pays d’une loi fondamentale plus efficace
Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo continue de prendre de l’ampleur dans l’espace politique national. Parmi les personnalités qui se prononcent ouvertement sur cette question figure Gerda Tshimbombo, cadre du parti Congo Espoir, qui soutient l’idée d’une réforme qu’elle juge nécessaire pour améliorer le fonctionnement de l’État.
Dans une sortie médiatique récente, cette actrice politique a insisté sur la nécessité d’aborder ce débat avec lucidité et sens de responsabilité. Pour elle, il ne s’agit pas d’un sujet à traiter sous l’angle de la polémique ou de la suspicion, mais plutôt d’une réflexion légitime dictée par l’évolution du pays depuis l’adoption de la Constitution en 2006.
« Le débat sur la Constitution ne doit pas être caricaturé. Il s’inscrit dans une réalité très simple : la RDC de 2026 n’est plus celle de 2006. Depuis l’adoption de notre Constitution, le pays a profondément évolué sur les plans démographique, économique, sécuritaire et institutionnel. Vouloir adapter notre loi fondamentale, ce n’est pas trahir la démocratie, c’est plutôt la faire vivre », a-t-elle fait savoir.
S’inscrivant dans la vision portée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, elle estime que la RDC de 2026 fait face à des réalités profondément différentes de celles qui prévalaient au lendemain des conflits armés. Elle évoque notamment la croissance démographique, les mutations économiques, les défis sécuritaires persistants ainsi que les exigences accrues en matière de gouvernance publique.
« Il ne s’agit pas de changer pour le principe, mais de mieux gouverner un pays de plus de 100 millions d’habitants confronté à des enjeux continentaux. Les défis de gouvernance en RDC sont réels, et la question essentielle reste celle de la capacité de notre système actuel à produire des résultats concrets pour la population », a renchéri la candidate aux élections législatives de 2023.
Selon Gerda Tshimbombo, la Constitution actuelle, bien qu’ayant contribué à stabiliser les institutions dans un contexte post-conflit, montre aujourd’hui certaines limites. Elle cite notamment la lenteur administrative, les chevauchements de compétences entre institutions ainsi qu’une certaine fragilité de l’exécutif, autant d’éléments qui freinent l’efficacité de l’action publique.
« La question n’est pas de savoir s’il faut changer pour changer, mais plutôt de déterminer si notre système institutionnel permet réellement de répondre aux attentes de la population », soutient-elle, plaidant pour une gouvernance plus efficace et orientée vers les résultats.
Pour cette ancienne candidate aux législatives de 2023, la réforme constitutionnelle représente une opportunité de doter le pays d’instruments adaptés à ses ambitions. Elle insiste sur le fait que la RDC, forte de plus de 100 millions d’habitants, doit disposer d’institutions capables de soutenir son développement.
Réagissant aux critiques qui associent cette initiative à une éventuelle volonté de prolongation du pouvoir présidentiel, elle appelle à dépasser les interprétations personnalisées du débat. Selon elle, la réforme doit être envisagée dans une perspective globale, centrée sur l’intérêt général.
Membre de l’Union sacrée et originaire du Kasaï Oriental, Gerda Tshimbombo plaide également pour un processus inclusif et transparent, impliquant l’ensemble des forces vives de la nation.
« Une grande nation n’a pas peur de réformer ses fondations lorsqu’elles ne sont plus adaptées à ses ambitions. Je soutiens cette démarche parce qu’il s’agit de donner à notre pays les moyens de mieux se gouverner, de mieux se structurer et de mieux avancer. Le courage politique, c’est aussi savoir préparer l’avenir », a-t-elle conclu.
En définitive, elle considère que toute nation aspirant à progresser doit être capable de revisiter ses fondements institutionnels lorsque ceux-ci ne correspondent plus aux exigences du moment. Pour elle, la réforme de la Constitution représente une étape importante dans la modernisation de l’État et le renforcement de sa gouvernance.
Rédaction


