Guerre dans l’Est : un deuxième drone rwandais abattu en 48 heures dans le territoire de Fizi par les FARDC

 Guerre dans l’Est : un deuxième drone rwandais abattu en 48 heures dans le territoire de Fizi par les FARDC

Les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir abattu, samedi 25 avril 2026, un drone de l’armée rwandaise dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. L’appareil a été neutralisé en plein vol au Point Zéro, dans les hauts plateaux de Minembwe, selon un communiqué de l’état-major général.

D’après l’armée congolaise, ce drone de type UAV menait une mission offensive visant à la fois les positions des FARDC et les populations civiles. Les autorités militaires dénoncent une violation manifeste de l’espace aérien national et une agression contre la République démocratique du Congo.

Il s’agit du deuxième drone rwandais abattu en l’espace de 48 heures, une situation qui alimente les inquiétudes sur une intensification des opérations militaires dans cette zone de l’Est du pays.

Le porte-parole des FARDC, le lieutenant-colonel Mak Mongba Hazukay, affirme que ces actes s’inscrivent dans une série d’agressions répétées contre les forces loyalistes et les civils. Il accuse directement l’armée rwandaise ainsi que ses supplétifs du mouvement AFC/M23 d’être responsables de la dégradation de la situation sécuritaire.

Le communiqué rappelle également qu’après la rencontre de Montreux, en Suisse, certaines localités de la région, notamment Mikenge, Kakenge et Point Zéro, avaient déjà subi des tirs et bombardements attribués à l’armée rwandaise.

Les FARDC dénoncent ainsi une nouvelle violation des engagements sécuritaires pris dans le cadre des initiatives de désescalade. Elles tiennent l’armée rwandaise et ses alliés pour responsables de toute détérioration de la situation dans cette partie du territoire national.

Enfin, l’armée congolaise rassure qu’elle reste pleinement mobilisée, avec une capacité de surveillance et de riposte intacte, afin de défendre l’intégrité territoriale, sécuriser ses positions et protéger les populations civiles.


Jonathan Madika

Laisser un commentaire