ESU : l’UOM accueille le tout Premier Congrès d’Etudes Congolaises, sous le Haut patronage du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo
Pour la toute première fois, la ville de Mbujimayi, chef-lieu du Kasaï Oriental, sera le théâtre du premier Congrès d’études congolaises, qui sera accueilli par l’Université Officielle de Mbujimayi (UOM).
Placées sous le haut patronage du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ces assises scientifiques d’envergure nationale se tiendront du 26 au 29 mai prochain dans les installations de l’UOM. L’annonce a été faite ce mardi 28 avril par le recteur de l’université, l’abbé Apollinaire Cibaka Cikongo, lors d’un point de presse.
Il a précisé que cet événement réunira des professeurs d’universités, des chercheurs, des penseurs ainsi que des décideurs politiques autour des enjeux cruciaux de l’avenir du pays.
« Notre population vit dans des conditions pénibles. C’est quand même un paradoxe. Et ce n’est pas aujourd’hui que les universités y pensent, mais pour la première fois, il y a une mobilisation de toutes les grandes universités du Congo. Et vous avez aussi toutes les grandes sociétés savantes congolaises qui ont dit, est-ce qu’on peut se mettre ensemble pour dire qu’est-ce que nous, en tant que monde de la recherche, le monde de la pensée, nous pouvons apporter pour dépasser ce paradoxe. Et donc là, c’est très important. On doit s’arrêter pour réfléchir, pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent à nous », a indiqué, le professeur Cibaka Cikongo.

Selon le recteur, le développement de la République démocratique du Congo et son rayonnement au cœur de l’Afrique seront au centre des débats. Il a souligné que le concept d’« études congolaises » renvoie à un effort de concentration des savoirs et des méthodologies autour d’un objectif commun : la renaissance du Congo et la promotion de son peuple.
« Ce premier Congrès d’études congolaises se propose d’initier une réflexion approfondie sur le développement du Congo et son rôle stratégique en Afrique, avec pour finalité la production d’outils nécessaires à l’élaboration d’un plan décennal de développement de la République démocratique du Congo. Ce rêve de renaissance n’est pas égoïste, il est profondément panafricaniste », a-t-il déclaré.
Pour le professeur Cibaka, au regard de l’immensité de ses ressources naturelles, la RDC est appelée à devenir un maillon essentiel dans la transformation de l’Afrique en une puissance mondiale à l’horizon 2063, année marquant le centenaire de l’Organisation de l’unité africaine.
Il a également souligné que ce congrès appelle à un véritable sursaut national et à une refondation de la science et de la pensée congolaises.
À en croire, Abbé Apollinaire Cibaka Cikongo, ce premier Congrès d’études congolaises s’articulera autour de trois grandes sessions : une session politique, avec des communications de quatre ministres nationaux sur l’action gouvernementale pour le Congo de demain ; une session académique comprenant quatorze réflexions épistémologiques et prospectives ; et une session thématique composée de quarante-sept conférences réparties en cinq (5) ateliers.

Placées sous le thème : « Demain, le Congo du troisième millénaire : conscience historique, gouvernance des savoirs et devenir national », ces assises, dont 50 % du budget est pris en charge par l’UOM, sont organisées en partenariat avec plusieurs établissements d’enseignement supérieur, notamment l’Université de Kinshasa, l’Université de Kisangani, l’Université de Lubumbashi, l’Université protestante au Congo, l’Institut congolais d’études avancées, l’Académie congolaise des sciences, la Société des historiens du Congo, l’Université pédagogique nationale, l’Université des sciences de l’information et de la communication, ainsi que l’Université catholique du Congo.
Cette grand-messe scientifique promet des échanges d’une rare intensité. Des professeurs venus de plusieurs villes du pays, notamment de Kisangani, croiseront leurs expériences avec celles de membres du gouvernement attendus pour débattre des grandes orientations politiques.
Il sied de noter que le secrétariat du congrès sera assuré conjointement par l’Université Officielle de Mbujimayi et l’Institut supérieur pédagogique de Mbujimayi, en raison de leur important corps professoral.
Jonathan Madika


