Religion : L’ordination des femmes à l’Église Néo-Apostolique Internationale, une “déviation biblique” et une rupture avec la doctrine établie en RDC ( Tribune du Prêtre Freddy KABUYA»

 Religion : L’ordination des femmes à l’Église Néo-Apostolique Internationale, une “déviation biblique” et une rupture avec la doctrine établie en RDC ( Tribune du Prêtre Freddy KABUYA»

Au terme de consultations approfondies auprès de ministres ordonnés et de la jeunesse ecclésiale, un consensus se dégage : le refus catégorique d’entériner l’ordination des femmes, perçue comme une innovation doctrinale exogène. Cette déviation, imputée à l’influence du frère Tshisekedi, est ici analysée comme une rupture avec la doctrine établie dans le contexte de notre pays. La présente réflexion s’attache donc à démontrer le caractère hétérodoxe de cette démarche en relevant les griefs et dérives méthodologiques qui caractérisent l’approche de notre frère Tshisekedi Tshitshi sur cette question.

1. Un acte en rupture avec les réalités locales

L’ordination de femmes au sein du ministère en RDC demeure une initiative inappropriée. En agissant contre le sentiment général, l’Apôtre Tshisekedi semble ignorer les directives de l’Apôtre-Patriarche, qui conditionne toute ordination à un besoin réel et à l’acceptation de la communauté. Force est de constater que ces critères fondamentaux n’ont pas été respectés.

2. Une dérive autoritaire et unilatérale

Au-delà de la doctrine, la gestion de l’Apôtre pose question. Sa volonté de supprimer les grades administratifs dans le bureau administratif local lors de son récent passage à Mbujimayi (Lukalaba) cache, en réalité, une intention de centraliser la gestion financière de l’Église. Cette approche unilatérale s’apparente davantage à une forme de dictature qu’à une gouvernance spirituelle partagée.

3. Un déficit d’humilité et de fraternité

Le comportement récurrent de notre frère envers ses collaborateurs qu’ils soient apôtres ou ministres ordonnés témoigne d’un manque flagrant de vertus ministérielles. L’absence de coopération et d’humilité dans son leadership discrédite visiblement la fonction qu’il occupe.

Conclusion :

Nous ne quitterons pas l’Église à cause des décisions erronées ou de l’orgueil d’un seul homme. Au contraire, notre devoir est de faire en sorte que celui qui est devenu une pierre d’achoppement pour la communauté se retire, afin de préserver l’intégrité de notre œuvre commune et principalement celle de Dieu.

Rédaction

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