RDC : le procès contre l’ancien chef d’état-major Christian Tshiwewe et plusieurs officiers des FARDC renvoyé au 25 juin après son ouverture
La justice militaire congolaise a ouvert ce jeudi 4 juin à Kinshasa une audience dans une affaire impliquant plusieurs hauts gradés des Forces armées de la RDC (FARDC), dont l’ancien chef d’état-major général, le général Christian Tshiwewe.
Au total, dix personnes sont concernées par cette procédure judiciaire. Dès le début de l’audience, la Haute Cour militaire a procédé aux formalités d’identification des prévenus et à la mise en place du déroulement de la cause.
Plusieurs accusés ont comparu devant la juridiction, assistés de leurs conseils. En revanche, trois officiers, dont les généraux John Numbi, Pascal Nyembo Muyumba et John Chinyabuuma Kamukinde, n’étaient pas présents. Le ministère public a requis qu’ils soient jugés par défaut, les considérant comme absents de manière injustifiée.
Les charges retenues contre les prévenus sont multiples. Ils sont notamment poursuivis pour complot contre les institutions de la République, trahison, désertion, détention illégale d’armes de guerre et diffusion de fausses informations. Des accusations d’incitation à la désobéissance militaire figurent également dans le dossier.
Le général Christian Tshiwewe est particulièrement cité dans cette affaire. L’accusation évoque la découverte d’armes et de munitions lors d’une perquisition effectuée à son domicile à Kinshasa. Ces éléments sont présentés comme des preuves importantes par le ministère public.
Les débats de cette première audience ont aussi porté sur la préparation de la défense. Les avocats ont sollicité un délai pour examiner le dossier et organiser leurs arguments. Après délibération, la Cour a renvoyé l’affaire au 25 juin 2026.
Ce procès, qui réunit d’anciens responsables militaires de haut rang, est suivi avec attention en raison de la sensibilité des faits et de leur impact potentiel sur l’institution militaire.
Jonathan Madika


