Guerre dans l’Est : FARDC, AFC/M23, MONUSCO et mécanismes de vérification évaluent le respect du cessez-le-feu à Goma
Les représentants des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), de l’AFC/M23, de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), ainsi que ceux du Comité d’observation et de vérification du cessez-le-feu (COVM) et du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (MCVE+) se sont réunis, mercredi 15 juillet à Goma, pour évaluer la mise en œuvre du cessez-le-feu dans l’est de la République Démocratique du Congo.
Cette réunion, la première du genre depuis le lancement des négociations de paix entre les parties, marque une étape importante dans le processus visant à réduire les tensions et à prévenir une reprise des affrontements. Les échanges ont porté sur les modalités de surveillance du cessez-le-feu, la coordination entre les différents acteurs et les mécanismes de vérification des éventuelles violations constatées sur le terrain.
Cette rencontre intervient après le déploiement, les 13 et 14 juillet, de trois officiers des FARDC à Goma avec l’appui logistique de la MONUSCO. Leur mission consiste à intégrer le Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (MCVE+), chargé de contrôler l’application des engagements pris dans le cadre du processus de paix et de contribuer au renforcement de la confiance entre les parties.
Les mécanismes COVM et MCVE+ ont notamment pour mandat d’observer le respect du cessez-le-feu, de documenter les incidents signalés, de vérifier les allégations de violations et de formuler des recommandations afin d’éviter une nouvelle escalade de la violence.
La réunion s’est tenue dans un contexte sécuritaire encore fragile. Depuis la résurgence du M23 en 2022, les combats ont provoqué d’importants déplacements de populations dans le Nord-Kivu. En janvier 2025, l’AFC/M23 a pris le contrôle de la ville de Goma, accentuant la crise humanitaire et sécuritaire dans la région.
En réunissant autour d’une même table les représentants des FARDC, de l’AFC/M23, de la MONUSCO et des mécanismes de vérification, cette première concertation traduit la volonté des parties de privilégier le dialogue et le suivi des engagements pris dans le cadre des efforts diplomatiques en cours. Les conclusions de ces travaux devraient permettre d’améliorer le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu et de soutenir les initiatives visant à rétablir durablement la paix dans l’est de la République démocratique du Congo.
Jonathan Madika


