Dialogue national : Fayulu réclame la participation du M23, fixe ses lignes rouges et maintient l’ultimatum du 15 août

 Dialogue national : Fayulu réclame la participation du M23, fixe ses lignes rouges et maintient l’ultimatum du 15 août

Alors que le débat sur l’organisation d’un dialogue national inclusif s’intensifie en République démocratique du Congo, la Coalition Article 64 (C64) rappelle ses conditions avant toute ouverture des discussions. Pour cette plateforme de l’opposition, le futur processus doit réunir tous les acteurs concernés par la crise congolaise et s’attaquer aux causes profondes des difficultés du pays.

Invité samedi 25 juillet à un Space sur X animé par Stanis Bujakera Tshiamala, Martin Fayulu, président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), a réaffirmé la position de la C64 sur le dialogue annoncé par le président Félix Tshisekedi.

L’opposant a rappelé que la coalition défend trois exigences qu’elle considère comme non négociables : « Non à la balkanisation de notre pays, la RDC. Non au changement de la Constitution. Et oui au dialogue national inclusif ».

Pour Martin Fayulu, ce dialogue ne doit pas se limiter aux acteurs politiques traditionnels. Il doit, selon lui, rassembler toutes les parties prenantes à la crise nationale, notamment les forces politiques, la société civile et les acteurs impliqués dans les conflits armés.

Dans cette logique, il a plaidé pour la participation du M23, qu’il considère comme un « belligérant », estimant que ce mouvement, combattu par les forces gouvernementales dans l’est du pays, ne peut être ignoré dans une démarche visant à trouver une solution durable. Il a également évoqué d’autres acteurs liés aux conflits armés, citant notamment Thomas Lubanga.

Le leader de l’ECiDé a insisté sur la nécessité d’un dialogue capable d’examiner « tous les problèmes qui concernent le Congo » et d’en identifier les causes profondes. Selon lui, seule une approche globale pourrait permettre de répondre durablement aux crises politiques, sécuritaires et institutionnelles que traverse la RDC.

Par ailleurs, Martin Fayulu a maintenu l’échéance du 15 août fixée par la Coalition Article 64. Il a averti qu’en l’absence de convocation du dialogue avant cette date, la plateforme reprendra ses activités de mobilisation.

Concernant le cadre d’organisation des assises, l’opposant a exprimé sa confiance envers les responsables religieux, notamment la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et le Centre catholique, estimant qu’ils pourraient contribuer à définir les modalités du processus.

Pour Martin Fayulu République Démocratique du Congo n’appartient à aucun individu et qu’elle ne peut être divisée, appelant à un dialogue national capable de rassembler les Congolais autour des enjeux fondamentaux du pays.

Rédaction

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