Mbujimayi : TRANSFORM renforce les capacités des acteurs sur la gestion des risques environnementaux et des plaintes liés au projet
Le projet TRANSFORM a lancé ce mardi 18 août à Mbujimayi, chef-lieu du Kasaï Orienta, une série d’activités axées sur la gestion des risques environnementaux et sociaux ainsi que sur le mécanisme de gestion des plaintes. Ces assises, organisées par l’Unité de Coordination du projet, réunissent dans la salle de l’hôtel Kabe de luxe plusieurs catégories de parties prenantes impliquées dans sa mise en œuvre.
Cette première journée a été marquée par un exercice de redevabilité sur l’état d’avancement du projet, suivi d’une sensibilisation sur les risques environnementaux et sociaux liés à sa mise en œuvre. L’équipe du projet a également recueilli les préoccupations exprimées par les différents acteurs présents afin de mieux prendre en compte les réalités du terrain.
« Au cours de la mise en œuvre, nous avons déjà dépassé la mi-parcours du projet. Il est donc important de revenir sur ce qui a été prévu au départ et de voir ce qui se passe réellement sur le terrain. Les échanges avec les différentes parties prenantes nous permettent de recueillir des informations qui n’auraient pas forcément été identifiées lors d’une planification réalisée uniquement dans un bureau. C’est une manière pour nous d’avoir une meilleure lecture de la situation et d’adapter notre approche en fonction des réalités que nous rencontrons », a expliqué Eddy Luanzo Katimba, spécialiste en gestion des risques environnementaux au sein de l’Unité de Coordination du projet TRANSFORM.
La deuxième partie de la journée a été marquée par une réunion trimestrielle avec les Comités de Gestion des Plaintes (CGP) installés dans la ville de Mbujimayi. Ces structures se réunissent régulièrement pour faire le point sur les plaintes enregistrées dans les différentes communautés concernées par le projet.
Les échanges ont notamment porté sur le fonctionnement de ces comités et sur les moyens de renforcer leur capacité à traiter les préoccupations soulevées pendant la mise en œuvre de TRANSFORM.
« Le mécanisme de gestion des plaintes est un élément important dans la mise en œuvre du projet, parce qu’il permet aux communautés d’avoir un cadre dans lequel elles peuvent faire remonter leurs préoccupations. Nous travaillons donc avec les membres des comités pour examiner les difficultés qu’ils rencontrent et voir comment nous pouvons rendre ce mécanisme encore plus efficace. L’objectif est que les plaintes qui sont formulées puissent être correctement enregistrées, analysées et orientées vers les réponses appropriées », a précisé Eddy Luanzo Katimba.
Ces assises réunissent plusieurs catégories d’acteurs, notamment les bourgmestres des cinq communes de la ville de Mbujimayi, les membres des Comités de Gestion des Plaintes, la société civile, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), les petites et moyennes entreprises, les organisations d’encadrement des femmes micro-entrepreneures ainsi que des chercheurs des universités.
Les services techniques de l’État, dont l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE), la Coordination provinciale de l’Environnement, la Division du Genre et la Division des Petites et Moyennes Entreprises, sont également associés aux travaux.
Après cette première journée, les activités se poursuivent jusqu’au jeudi avec des ateliers de formation axés au renforcement des capacités en matière de gestion environnementale et sociale.
L’Unité de Coordination assure par ailleurs que ces activités ont été programmées de manière à ne pas perturber le processus de remise des subventions aux bénéficiaires du projet TRANSFORM.
Madika Tshionyi Jonathan


