Mbujimayi : des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet TRANSFORME/RDC formés en gestion des risques environnementaux et sociaux
L’atelier organisé dans le cadre du projet TRANSFORME/RDC à Mbujimayi, Chef-lieu du Kasaï Oriental s’est poursuivi mercredi avant de se clôturer jeudi 20 août 2026 dans la salle de l’hôtel Kabe de Luxe. Ces assises, pilotées par l’Unité de Coordination du projet, étaient consacrées à la gestion des risques environnementaux et sociaux ainsi qu’au mécanisme de gestion des plaintes.
Après une première journée axée sur la redevabilité et les échanges avec les Comités de Gestion des Plaintes, les travaux des deux derniers jours ont porté sur le renforcement des capacités des différentes parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre du projet.
Eddy Luanzo Katimba, l’un des formateurs et spécialiste en gestion des risques environnementaux au sein de l’Unité de Coordination du projet TRANSFORME, fait savoir que cette démarche visait d’abord à confronter les prévisions du projet aux réalités vécues par les communautés.
« Il était question d’un exercice de redevabilité envers la communauté sur la sensibilisation aux différents risques liés au projet TRANSFORME. Cet exercice a consisté à rapporter à la communauté ce qui était prévu par le projet en matière de gestion des risques et, en échange, à recevoir ce que la population a réellement perçu et vécu. Cela va nous permettre d’enrichir notre évaluation des risques avec des faits réels observés sur le terrain et vécus par les communautés », a-t-il expliqué.
Il a également rappelé que les échanges avec les Comités de Gestion des Plaintes ont permis d’examiner les différentes plaintes enregistrées dans le cadre du projet, d’en tirer des enseignements et de renforcer les mécanismes de prise en charge des préoccupations des communautés.
Les deux dernières journées ont, quant à elles, porté sur les instruments et les exigences environnementales et sociales liés au financement du projet par la Banque mondiale.

« Le projet bénéficie du financement de la Banque mondiale et il existe un ensemble d’instruments et d’exigences qui doivent être mis en œuvre. Ces exigences devaient être communiquées aux différentes parties prenantes. Nous nous sommes réunis avec elles pour leur expliquer le fonctionnement interne du projet, les échanges avec la Banque mondiale ainsi que les mécanismes mis en place pour gérer les différents risques sociaux et environnementaux liés au projet », a précisé Eddy Luanzo Katimba.
À travers ces assises, l’Unité de Coordination du projet entend renforcer l’implication des différentes parties prenantes et améliorer leur compréhension des mécanismes de gestion des risques et des plaintes.
« Ce à quoi nous nous attendons, c’est d’avoir des parties prenantes mieux informées, des acteurs capables de nous appuyer sur le terrain parce qu’ils comprennent ce que nous faisons et connaissent leur rôle dans la mise en œuvre du projet », a conclu Eddy Luanzo Katimba.
Du côté des participantes, cette formation est perçue comme une occasion de mieux accompagner les femmes micro-entrepreneures bénéficiaires du projet. Getoux Masengu Wa Ilunga, coordonnatrice provinciale du Forum des Femmes pour la Bonne Gouvernance et le Développement (FFBGD) au Kasaï Oriental, estime que les connaissances acquises pourront être relayées auprès des femmes qu’elle encadre.

« Cette formation nous a été très importante parce que nous sommes des femmes qui encadrent d’autres femmes. TRANSFORME a pensé à nous en considérant que nous sommes capables de relayer l’information. La formation était basée sur l’évaluation environnementale et sociale ainsi que sur le respect de ces normes. En appuyant les femmes micro-entrepreneures dans leurs activités, il y a toujours des risques qui doivent être identifiés et évalués. Il était donc important de nous former pour que nous puissions à notre tour transmettre ces connaissances et permettre aux bénéficiaires de mieux comprendre l’importance du respect des normes environnementales et sociales pour un environnement durable et protégé », a-t-elle expliqué.
Pour cette responsable, la formation intervient également à un moment important, alors que les subventions destinées aux bénéficiaires commencent à être octroyées.
« Je remercie le projet TRANSFORME d’avoir organisé cette formation. Elle est venue au moment opportun, puisque les subventions sont déjà en train d’être accordées. Il était important que les femmes ne reçoivent pas seulement un appui financier, mais qu’elles disposent également des connaissances nécessaires sur le respect de l’environnement et des normes environnementales et sociales. Ce que nous avons appris ici pourra leur être transmis afin qu’elles puissent en tenir compte dans leurs activités », a ajouté Getoux Masengu Wa Ilunga.
Il sied de noter que ces travaux ouverts le mardi 18 août ont réuni notamment les bourgmestres des cinq communes de Mbujimayi, les Comités de Gestion des Plaintes, les services techniques de l’État, la société civile, la Fédération des Entreprises du Congo, les petites et moyennes entreprises ainsi que d’autres acteurs concernés par la mise en œuvre du projet TRANSFORME.
Madika Tshionyi Jonathan


