Guerre dans l’Est : le Gouvernement congolais suspend les activités académiques à Goma et Bukavu jusqu’à nouvel ordre
Le Gouvernement congolais a décidé de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, les activités académiques et para-académiques dans plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire de Goma et Bukavu, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
La décision a été prise par la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et Innovations, Prof. Dr Sombo Ayanne Safi Mukuna Marie-Thérèse, à travers un arrêté ministériel signé le 20 août 2026.
Cette mesure intervient dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo, marqué notamment par l’occupation de plusieurs zones par les rebelles de l’AFC/M23. Elle concerne l’année académique 2026-2027.
À Goma, la suspension concerne notamment l’UNIGOM, l’ISC-GOMA, l’ISTM-GOMA, l’ISTA-GOMA et l’ISP-GOMA. À Bukavu, elle s’applique notamment à l’UOB, l’ISC-BUKAVU, l’ISTM-BUKAVU, l’ISP-BUKAVU, l’ISDR-BUKAVU et l’ISAM-BUKAVU.
La mesure couvre l’ensemble des principales activités académiques, notamment les inscriptions et réinscriptions, les enseignements, les évaluations et les délibérations, ainsi que tout autre acte académique susceptible de conduire à la délivrance d’un titre académique.
Le ministère justifie cette décision par la situation sécuritaire jugée préoccupante dans les deux villes, laquelle affecte le fonctionnement normal des établissements d’enseignement supérieur et universitaire.
Une exception est toutefois prévue pour les étudiants finalistes de l’année académique 2025-2026 dont le cursus n’a pas pu être achevé. Ceux-ci sont autorisés à présenter leurs évaluations et à accomplir les activités académiques nécessaires à la finalisation de leur parcours.
Par ailleurs, le ministère annonce une observation permanente de l’évolution de la situation sécuritaire. Cette surveillance doit permettre à l’autorité de tutelle d’adapter la mesure et, lorsque les conditions le permettront, de prendre les dispositions nécessaires à la reprise normale des activités académiques.
La suspension demeure en vigueur jusqu’à nouvel ordre, dans l’attente d’une amélioration de la situation sécuritaire dans les deux villes.
Madika Tshionyi Jonathan


