RDC : « Lukwebo reste un homme très conflictuel avec plusieurs acteurs politiques », Patrick Munyomo

 RDC : « Lukwebo reste un homme très conflictuel avec plusieurs acteurs politiques », Patrick Munyomo

Le député national Patrick Munyomo, élu de Goma et membre de l’AFDC-A, réagit aux accusations formulées par le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, autorité morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), dans un message adressé au conseiller privé du chef de l’État, Mandungu Bula.

Dans sa déclaration, Bahati Lukwebo avait notamment cité Patrick Munyomo parmi les « frondeurs » qu’il accuse de vouloir s’approprier l’AFDC, formation politique qu’il affirme avoir bâtie au prix de « sacrifices intellectuels, logistiques, matériels et financiers ». L’autorité morale de l’AFDC-A avait également invité les dissidents à créer leur propre formation politique.

Réagissant à ces accusations, Patrick Munyomo les rejette catégoriquement et affirme que les propos tenus à son encontre sont sans fondement. L’élu de Goma s’en prend également au parcours politique de Bahati Lukwebo, qu’il présente comme une personnalité régulièrement confrontée à des divergences avec plusieurs acteurs politiques.

« Je confirme et persiste, tout ce qu’il raconte à mon sujet n’est que du faux. Lukwebo reste, à mes yeux, un homme très conflictuel avec plusieurs acteurs politiques, notamment M. Kokonyangi, M. Steve Mbikayi, Mme Adèle Kanyinda, M. JM Kalumba et bien d’autres. Aujourd’hui, il m’accuse à tort et à travers, sans apporter la moindre preuve. Je me réserve le droit de dénoncer publiquement certaines mauvaises pratiques dans sa gestion du regroupement AFDC-A », déclare Patrick Munyomo.

Le député revient également sur plusieurs épisodes du parcours politique de Modeste Bahati Lukwebo, évoquant notamment ses divergences sous les précédents régimes ainsi que ses rapports avec différentes personnalités politiques.

Pour Munyomo, ces différentes confrontations ne correspondent pas à l’image d’une référence politique que la classe politique congolaise devrait aujourd’hui promouvoir. Il estime que les acteurs politiques doivent plutôt privilégier le respect, la tolérance et la responsabilité.

« Son parcours politique a également été marqué par plusieurs épisodes de confrontation et de divergences au cours des régimes précédents, notamment sous le régime du Président Mzee Kabila, pendant lequel il a été emprisonné et, plus tard, sous Kabila, où il a été radié de la Majorité présidentielle. La population congolaise n’a pas non plus oublié l’épisode du Bloc G7. Plus récemment encore, il a été confronté à des divergences avec plusieurs personnalités, notamment le Patriarche Kantitima, l’Évêque de Bukavu, Claude Nyamugabo, voire même l’Honorable Vital Kamerhe. Ce mauvais comportement ne correspond nullement, à mes yeux, à l’image d’une référence politique que notre pays devrait aujourd’hui promouvoir. La politique doit être fondée sur le respect, la tolérance, la responsabilité et la capacité à accepter les choix et les parcours des autres. Le temps de l’escroquerie politique et des dribbles est révolu », soutient-il.

Patrick Munyomo prévient par ailleurs qu’il ne restera pas silencieux si son nom est à nouveau cité publiquement par Bahati Lukwebo. Il affirme toutefois ne pas vouloir s’engager dans des querelles personnelles et dit vouloir se concentrer sur les enjeux liés à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et au soutien aux efforts du président Félix Tshisekedi pour le rétablissement de la paix.

L’élu de Goma interpelle enfin l’autorité morale de l’AFDC-A sur les enjeux politiques de l’heure, particulièrement sur le dialogue national annoncé par le Chef de l’État. Il estime que les responsables politiques qui affirment soutenir la vision présidentielle doivent également se prononcer clairement sur les grandes questions qui préoccupent la Nation.

Cette passe d’armes intervient alors que des divergences s’expriment au sein de l’AFDC-A autour de son leadership et de l’orientation politique à adopter face aux enjeux nationaux.

Madika Tshionyi Jonathan

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