Kasaï Oriental : Jean-Paul Mbwebwa s’en va en guerre contre la hausse vertigineuse du prix du maïs
Le Gouvernement provincial du Kasaï Oriental entend agir pour contenir la hausse du prix du maïs observée ces derniers jours sur plusieurs marchés de Mbujimayi. La mesurette, qui se vendait auparavant entre 3 000 et 3 500 francs congolais, atteint désormais 5 000 FC, une augmentation qui pèse lourdement sur le budget des ménages.
Face à cette situation qui affecte directement le pouvoir d’achat de la population, le Gouverneur Jean-Paul Mbwebwa Kapo a réuni, lundi 7 septembre 2026 au gouvernorat, plusieurs acteurs impliqués dans la commercialisation et l’approvisionnement de cette denrée de première nécessité.
La rencontre a notamment réuni les responsables du Service national, les gestionnaires des différents dépôts de maïs ainsi que les commerçants grossistes opérant à Mbujimayi.
Au centre des échanges : la flambée des prix, l’approvisionnement de la ville et les difficultés liées à l’acheminement du maïs vers les principaux marchés de la province. Le gouverneur a appelé les différents acteurs à contribuer au rétablissement d’un prix plus accessible, tout en rappelant le prix de référence fixé à 3 500 francs congolais la mesurette.
Les services compétents ont, par ailleurs, été invités à renforcer le suivi dans les dépôts, les marchés et les différents points de vente afin de limiter les pratiques spéculatives susceptibles d’accentuer la hausse des prix.
Par ailleurs la question du transport a également occupé une place importante dans les échanges. Pour faciliter l’acheminement du maïs vers Mbujimayi, Jean-Paul Mbwebwa Kapo a sollicité l’implication du directeur général de la SNCC afin d’identifier des solutions aux difficultés rencontrées dans le transport de cette denrée.
L’autorité provinciale s’est également préoccupée de certaines pratiques commerciales observées dans la chaîne d’approvisionnement. Elle a notamment évoqué le cas du maïs acheté à Kanyama-Kasese à un certain prix avant d’être revendu à Mbujimayi à un tarif nettement plus élevé.
Un contrôle de proximité est ainsi envisagé afin de mieux suivre le parcours du produit, de son lieu d’achat jusqu’aux différents points de vente de la capitale provinciale.
À l’issue de la réunion, Ramazani Kanda, responsable du dépôt Charkas, a expliqué les orientations reçues de l’autorité provinciale :
« Le Gouverneur de Province nous a confié la responsabilité de veiller à ce que le prix du maïs soit conforme aux orientations fixées dans tous les points de vente. Les responsables des dépôts et les vendeurs sont appelés à respecter le prix de référence et à sensibiliser l’ensemble des acteurs de la chaîne de commercialisation », a-t-il déclaré.
Cette flambée des prix suscite l’inquiétude des consommateurs, dans une région où le maïs constitue l’une des principales denrées alimentaires de base. Si les vendeurs évoquent principalement les difficultés d’approvisionnement, les autorités provinciales cherchent désormais à agir à la fois sur l’offre, le transport et le contrôle de la chaîne de commercialisation.
Madika Tshionyi Jonathan


