Marche de la C64 : Martin Fayulu annonce une plainte internationale contre Félix Tshisekedi

 Marche de la C64 : Martin Fayulu annonce une plainte internationale contre Félix Tshisekedi

La marche organisée ce mardi 15 septembre à Kinshasa par la Coalition des forces politiques et sociales de la C64 a été marquée par des tensions et des affrontements entre des manifestants de l’opposition et des militants présentés comme proches de la Force du progrès. La situation a notamment dégénéré sur l’itinéraire du cortège, contraignant plusieurs responsables de l’opposition à quitter les lieux.

Présent devant la presse à l’issue de la manifestation, Martin Fayulu, l’un des leaders de la C64 et président de l’ECiDé, a accusé le président Félix Tshisekedi d’avoir tendu un piège aux manifestants dans le but, selon lui, de porter atteinte à leur intégrité physique.

« Félix Tshisekedi nous a tendu un piège, c’est un attentat prémédité, il voulait nous tuer. Je suis devant vous sain et sauf grâce à Dieu. Je ne sais pas ce qui est arrivé à Sesanga, Kabund, Tshiamala et les autres, y compris nos militants », a déclaré Martin Fayulu.

L’opposant affirme également que la situation sur le terrain aurait été particulièrement dangereuse, évoquant notamment la présence de personnes armées de machettes. Il dit avoir dû quitter rapidement les lieux avec l’aide de son dispositif de sécurité. Ces accusations n’ont toutefois pas encore été établies de manière indépendante.

Sur le plan judiciaire, Martin Fayulu a annoncé une démarche internationale contre le chef de l’État. Au nom de la C64, il a indiqué que l’opposition allait déposer une plainte contre Félix Tshisekedi en rapport avec les violences survenues lors de cette manifestation.

« Nous allons déposer une plainte internationale contre Félix Tshisekedi pour les violences qu’il nous a fait subir. Il veut rester le plus longtemps possible au pouvoir, ça ne marchera pas », a-t-il ajouté.

Cette annonce intervient dans un contexte politique déjà tendu en République démocratique du Congo. La C64 s’oppose notamment à toute modification de la Constitution et à l’éventualité d’un troisième mandat de Félix Tshisekedi, alors que le débat politique sur l’avenir institutionnel du pays reste particulièrement sensible.

Les incidents ne se sont par ailleurs pas limités à Kinshasa. Des rassemblements liés à la mobilisation de l’opposition ont également été signalés dans plusieurs villes du pays, avec des dispersions et des interpellations rapportées notamment à Lubumbashi et Kananga. À Mbuji-Mayi, la marche annoncée par la C64 n’a finalement pas eu lieu.

À Kinshasa, plusieurs personnes ont été touchées lors des affrontements. Martin Fayulu affirme lui-même avoir été blessé au cours de la fuite provoquée par les violences.

Rédaction

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