RDC : 48 ans après, la « loi Kayumbi » sur la modernisation du Code de la route adoptée à l’Assemblée nationale

 RDC : 48 ans après, la « loi Kayumbi » sur la modernisation du Code de la route adoptée à l’Assemblée nationale

La République Démocratique du Congo pourrait bientôt se doter d’un nouveau Code de la route, près de 48 ans après l’adoption de la législation actuellement en vigueur. La proposition de loi portée par le député national Tobie Kayumbi, élu de Mbuji-Mayi, a été adoptée ce lundi 2 novembre 2026 à l’Assemblée nationale, avec 351 voix.

Dénommé « loi Kayumbi », le texte vise à modifier et à compléter la loi n° 78/022 du 30 août 1978 portant Code de la route. Il doit désormais être transmis au Sénat pour une seconde lecture, avant la poursuite de la procédure législative devant conduire à sa promulgation.

Selon le député Tobie Kayumbi, cette réforme introduit plusieurs changements dans la réglementation de la circulation routière en RDC. Parmi les innovations annoncées figurent notamment l’encadrement des motos-taxis, la modernisation des permis de conduire, le renforcement de la signalisation routière et une meilleure protection des piétons.

Le texte prévoit également des dispositions relatives à l’utilisation du téléphone au volant, à la conduite sous l’influence de l’alcool ainsi qu’au renforcement des obligations d’assistance aux victimes d’accidents de la circulation.

Réagissant à l’adoption de son initiative, Tobie Kayumbi a salué le soutien de ses collègues députés nationaux et rappelé les objectifs poursuivis par cette réforme.

« Notre ambition : adapter notre législation aux réalités de nos routes, protéger les vies humaines et promouvoir une circulation plus sûre et mieux organisée en RDC. Merci à mes collègues députés nationaux pour leur confiance et leur accompagnement dans cette initiative législative », a déclaré l’élu de Mbuji-Mayi.

À travers cette initiative, l’élu de Mbuji-Mayi pourrait inscrire son nom parmi les rares parlementaires du Kasaï-Oriental à avoir porté une réforme législative d’envergure nationale jusqu’à cette étape du processus parlementaire.

Madika Tshionyi Jonathan

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