Kasaï-Oriental : L’ancien député Robert Kalonji recadre Willy Muya, « un dirigeant ne pleurniche pas »
L’ancien député provincial de Mbujimayi, Robert Kalonji, appelle les dirigeants du Kasaï-Oriental à passer aux actions concrètes plutôt que de justifier les difficultés de la province par le manque de moyens financiers.
Dans un entretien accordé à Etoilenews.net ce mardi 3 novembre 2026, cet acteur politique a réagi à la récente sortie du président de l’Assemblée provinciale sur la situation financière de la province. Il estime que les autorités actuelles ont été élues sur la base de programmes qu’elles doivent, selon lui, s’efforcer de mettre en application.
« Quand on vient aux affaires on vient avec un programme. L’argent partout il n’y en a pas… Quand vous allez en France aujourd’hui, la France a un déficit de 300 et quelques milliards d’euros. Ce sont des problèmes qui se posent partout. J’espère que chacun d’eux a été élu sur base de sa campagne, ils ont été élus sur base d’un certain nombre de programmes. », a-t-il déclaré, avant de rappeler qu’un dirigeant doit, selon lui, anticiper les difficultés et prendre des initiatives plutôt que de s’en tenir à leur constat.
Pour Robert Kalonji, les autorités provinciales disposent des moyens juridiques nécessaires pour prendre des initiatives en faveur de la population. Il considère que la population ne devrait pas être appelée à accepter les difficultés sans que des efforts concrets soient engagés par les autorités.
Dans la foulée, l’ancien élu a mis en cause l’anticipation des dirigeants face aux difficultés rencontrées par les principales entreprises de la province, notamment la MIBA, la SACIM et la Bracongo.
« Ça fait trois ans que nos dirigeants sont là. Quand ils sont arrivés aux affaires, ils ont trouvé la MIBA qui était presqu’inexistance. La SACIM qui battaient les delais et puis la Bracongo quoi était pratiquement fermée du temps de Maweja », a-t-il fait observer.
Il considère par ailleurs, que la situation de ces entreprises aurait dû être prise en compte dès le début du mandat des actuelles autorités provinciales.
« Je pense que c’est au début qu’il fallait se poser ces questions, pas en amont. Ça fait déjà trois ans qu’ils sont là. Il ne reste que deux ans », a-t-il ajouté.
Cette réaction intervient après la sortie de Willy Muya Mukendi , qui avait alerté sur l’insuffisance des ressources financières du Kasaï-Oriental et les difficultés de son tissu industriel. Il avait notamment évoqué les faibles rétrocessions reçues par la province et plaidé pour la relance des activités minières ainsi que le développement de nouveaux projets industriels.
John Kadima


