Kasaï Oriental : Impayés depuis 6 mois, les ministres sortant exigent le paiement de leurs droits avant de passer à la remise et reprise

 Kasaï Oriental : Impayés depuis 6 mois, les ministres sortant exigent le paiement de leurs droits avant de passer à la remise et reprise
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Mis de côté dans la composition de la nouvelle équipe gouvernementale du Kasaï Oriental publiée le dimanche 29 octobre dernier par la Gouverneure intérimaire Julie Kalenga Kabongo, les ministres sortant exigent le paiement de leurs arriérés avant de procéder à la remise et reprise avec les ministres entrants.
Dans une déclaration Commune adressée à la Gouverneure intérimaire le lundi 30 octobre 2023, ces derniers revendiquent leurs salaires de 6 mois et d’autres droits, notamment les frais d’installation et les frais de logement pour l’ensemble de l’exercice budgétaire.

« Il nous revient de vous informer que loin de nous l’idée d’engager un bras de fer , la procédure de remise et reprise est conditionnée par le paiement des droits nous reconnus par des textes réglementaires et dûment budgétisés, notamment six mois d’arriérés de salaire alors que vous vous êtes déjà payé vous-même tous les arriérés et tout autre avantage. Nous réclamons également les frais d’installation qui équivalent à 6 mois de nos émoluments, les frais de logement pour tout l’exercice budgétaire de l’année en cours; les indemnités de sortie équivalent à 6 mois de nos derniers émoluments non encore perçus jusqu’à ce jour » ont-il revendiqué

Poursuivant, les signataires de cette déclaration dénoncent également les menaces dont ils sont victimes depuis l’installation de Julie Kalenga à la tête de la Province, de la part de certains membres du conseil provincial de sécurité.
Le commissaire provincial de la police et la directrice provinciale de l’Agence Nationale des Renseignements pointés du doigt comme auteurs de ces menaces évoquées par ces ministres sortants, et réclament leur départ.
Ils sollicitent en outre l’implication du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour leur sécurité.

« Toutes fois sans crainte d’être contredits , nous dénonçons les menaces dont nous sommes victimes depuis votre notification par le Vice premier ministre et ministre de l’intérieur de la part de quelques membres du comité d sécurité, notamment le commissaire provincial de la police et madame le directeur provincial d l’ANR qui interfèrent gravement dans les affaires dont nous réclamons leur départ.
C’est ainsi que nous nous sollicitons l’implication du président de la République et chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour notre sécurité et surtout sauver la province du Kasaï-Oriental en cette période sensible préélectorale » dénoncent-ils.


Jonathan Madika

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