Crise politique à Madagascar : La RDC appelle au retour à l’ordre constitutionnel et soutient la mission de médiation annoncée par la SADC
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a exprimé son espoir de voir s’instaurer rapidement un climat d’apaisement et un retour au strict respect de l’ordre constitutionnel à Madagascar. Cette déclaration a été faite ce jeudi 16 octobre 2025 dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Selon ce communiqué, Kinshasa fait savoir qu’elle suit avec attention la situation à Madagascar, où les tensions politiques menacent la stabilité nationale.
« La République Démocratique du Congo suit avec la plus grande attention et une vive préoccupation l’évolution de la situation politique en République de Madagascar, confrontée à une crise majeure qui fragilise la stabilité de ce pays frère de la région de l’océan Indien. Consciente des enjeux humains et politiques que cette crise engendre, la RDC exprime son espoir sincère d’un apaisement rapide et d’un retour au strict respect de l’ordre constitutionnel, conditions indispensables à la préservation de la paix, de la stabilité et des institutions démocratiques », peut-on lire dans le communiqué.
Le gouvernement congolais a rappelé qu’il est important de se conformer au droit international, à la Charte de l’Union africaine et à celle de la SADC, pour favoriser la bonne gouvernance et le règlement pacifique des différends.
Dans le même esprit, les autorités congolaises disent soutenir la SADC, qui entend dépêcher une mission à Madagascar afin d’échanger avec toutes les parties concernées et de contribuer à un retour pacifique à la légalité constitutionnelle.
La RDC a ensuite réitéré « son engagement à soutenir Madagascar dans la restauration de la stabilité nécessaire au bien-être et au développement de son peuple ».
Il faut rappeler que le président malgache Andry Rajoelina a été renversé le 14 octobre 2025, à la suite de grandes manifestations et d’une intervention de l’armée. Les militaires ont pris le pouvoir et mis fin à sa présidence, lui qui avait déjà accédé au sommet de l’État en 2009 dans les circonstances similaires.
John Kadima


