Kasaï Oriental : face aux jeunes, le député Auguy Kalonji estime que le chapitre de ceux qui tuent la population pour accéder au pouvoir est révolu et plaide pour l’inscription de la justice transitionnelle dans la Constitution
En séjour à Mbujimayi, chef-lieu du Kasaï Oriental, le député national Auguy Kalonji a animé, lundi 4 mai 2026, une conférence-débat à l’intention des jeunes de toutes les couches sociales, autour du thème : « La justice transitionnelle et le rôle de la jeunesse dans la consolidation de la paix ».
Organisée par le Conseil provincial de la jeunesse, cette activité s’est déroulée dans l’amphithéâtre Monseigneur Tharcisse Tshibangu Tshishiku de l’Université Officielle de Mbujimayi.
Ce cadre d’échange a permis d’éveiller la conscience de la jeunesse face à ses responsabilités. L’orateur a insisté sur la nécessité d’inscrire, dans la nouvelle loi fondamentale, la justice transitionnelle ainsi que la compétence universelle. Selon lui, cette démarche vise à garantir que toute personne ayant commis ou continuant de commettre des crimes pour accéder au pouvoir réponde de ses actes devant la justice. Il estime, en outre, que ces individus ne devraient plus être autorisés à intégrer les sphères décisionnelles après avoir été jugés.

« Le peuple congolais a été tué à plusieurs reprises. Mais, malheureusement, ceux qui nous tuent reviennent souvent nous diriger. La vérité n’a jamais été établie sur ces crimes, et leurs auteurs n’ont pas été tenus responsables. C’est pourquoi nous disons oui à la justice transitionnelle : il faut connaître la vérité, comprendre les motivations, mais surtout exiger que les coupables répondent de leurs actes. Et après cela, ils ne devraient plus occuper de fonctions publiques en République Démocratique du Congo », a-t-il expliqué.
L’élu de Kinshasa affirme que l’ère de l’impunité est désormais révolue. Il a martelé que ceux qui ont longtemps cru pouvoir accéder au pouvoir par la violence doivent désormais faire face à la justice, tout en expliquant le rôle de la compétence universelle.

« Ceux qui pensaient qu’en République démocratique du Congo, il faut tuer pour accéder au pouvoir doivent comprendre que ce temps est terminé. Il ne leur reste qu’à répondre de leurs actes. La compétence universelle permettra de poursuivre ces criminels, même s’ils fuient à l’étranger. Où qu’ils se trouvent, ils devront répondre devant la justice », a-t-il ajouté.
S’adressant particulièrement à la jeunesse, Auguy Kalonji a souligné son rôle déterminant dans la construction d’un avenir pacifique. Il a indiqué avoir choisi d’aborder cette thématique avec les jeunes, qu’il considère comme porteurs d’idées nouvelles et capables de bâtir une nation forte, contrairement à ceux qui ont choisi la voie de la violence.

« En République démocratique du Congo, il est temps d’éveiller les consciences. Nous devons dire non à la violence. Ce message peut être porté partout. Je tiens à préciser que je n’étais pas ici dans un cadre politique, mais dans une démarche purement scientifique », a-t-il affirmé.
Au terme de cette rencontre, le député national, élu de la ville de Kinshasa, s’est dit satisfait de l’accueil réservé à son message par les participants. Il a promis de revenir prochainement à Mbujimayi afin de poursuivre cette initiative.
Jonathan Madika


