RDC : l’ex-chef d’état-major Christian Tshiwewe jugé pour complot présumé contre l’ordre constitutionnel
L’ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général Christian Tshiwewe, a comparaît ce jeudi 4 juin devant la Haute Cour militaire à Kinshasa dans le cadre d’une affaire impliquant plusieurs officiers supérieurs de l’armée congolaise.
Selon les charges retenues par le ministère public, le général Tshiwewe est notamment poursuivi pour détention illégale d’armes et de munitions de guerre. L’accusation soutient que ces armes auraient été découvertes dans sa résidence située dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, sans qu’il ne dispose des autorisations requises.
L’ancien patron de l’armée congolaise est également accusé d’avoir violé une consigne générale donnée à la troupe, alors qu’il était lui-même chargé d’en assurer l’application. Le ministère public lui reproche en outre d’avoir recruté et utilisé des officiers supérieurs des FARDC à des fins personnelles.
Parmi les accusations les plus graves figure celle de participation à un complot visant à détruire ou à modifier l’ordre constitutionnel établi en République démocratique du Congo. Selon l’acte d’accusation, Christian Tshiwewe aurait participé, avec d’autres officiers militaires, à un projet visant à changer le régime constitutionnel par les armes.
Les enquêteurs affirment qu’il aurait adhéré à ce projet et pris part à plusieurs réunions tenues de nuit dans sa résidence de Kinshasa. Ces rencontres auraient réuni plusieurs officiers supérieurs de l’armée, dont certains sont également poursuivis dans le même dossier.
Au total, dix officiers des FARDC comparaissent devant la Haute Cour militaire. Parmi les coaccusés figure le général John Ngoyi wa Kabila, ancien officier d’ordonnance de l’ex-président Joseph Kabila.
Les généraux John Numbi et Pascal Nyembo sont, pour leur part, jugés par contumace, n’étant pas présents devant la juridiction militaire.
Jonathan Madika


