Mbujimayi : litige autour de JMK Groupe Services, Jeannine Mamba conteste la réclamation de 10.820 USD de John Kayemba et dénonce un « chantage » (droit de réponse)

 Mbujimayi : litige autour de JMK Groupe Services, Jeannine Mamba conteste la réclamation de 10.820 USD de John Kayemba et dénonce un « chantage » (droit de réponse)

Quelques jours après les déclarations de John Kayemba, qui réclame 10.820 USD au titre de prestations qu’il dit avoir réalisées dans le cadre de la construction de JMK Groupe Services, Jeannine Mamba Kaya a adressé à Etoilenews.net un droit de réponse. La promotrice rejette les allégations formulées à son encontre, nie l’existence d’un contrat verbal et soutient que son ancien collaborateur lui apportait un simple appui dans le suivi de son chantier.

Selon Jeannine Mamba, John Kayemba lui avait été présenté par Pascal Tshimanga, qu’elle présente comme un proche parent de ce dernier, afin de l’aider dans les achats des matériaux de construction et le suivi des travaux.

« Je ne reconnais l’existence d’aucun contrat, verbal ou même écrit, entre moi et Monsieur John Kayemba. Il m’a été présenté comme un cousin par alliance, un membre de famille qui traversait des moments difficiles. Il était censé me rendre service en percevant mon argent et en effectuant les achats des matériaux de construction pour mon chantier», affirme Jeannine Mamba.

La promotrice explique que cette collaboration reposait sur une relation de confiance et non sur un contrat de prestation. Elle affirme qu’à chaque transfert d’argent destiné au chantier, John Kayemba percevait une quotité en contrepartie du temps consacré à cette mission. Elle précise qu’il bénéficiait également de la prise en charge de ses frais de transport, de communication et de soins médicaux. Selon elle, son intention était même de lui confier la gérance de l’établissement après le lancement officiel des activités.

« À chaque envoi, il percevait une quotité pour le temps consacré au chantier. Il n’a jamais reçu moins de 150 dollars par mois, sauf en décembre 2025, lorsque les travaux étaient quasiment à l’arrêt faute de moyens. Je prenais également en charge son transport, ses crédits téléphoniques et ses soins médicaux. Mon intention était de le nommer gérant au lancement des activités, précise-t-elle.

Jeannine Mamba affirme toutefois que cette confiance s’est progressivement détériorée après la découverte de ce qu’elle qualifie de graves irrégularités dans la gestion du chantier. Elle accuse son ancien collaborateur d’avoir vendu des matériaux de construction, communiqué de faux prix, contracté des dettes en son nom à son insu et détourné une partie des fonds destinés aux travaux. Elle soutient que ces faits peuvent être établis dans le cadre de la procédure judiciaire en cours et explique que c’est pour cette raison qu’elle lui a retiré la responsabilité des achats, sans pour autant l’exclure du chantier.

La responsable de JMK Groupe Services se dit également étonnée de voir John Kayembe poursuivre ses interventions médiatiques alors que, selon elle, le dossier est pendant devant le parquet. Elle estime que seul le juge est compétent pour départager les deux parties.

« Malheureusement, j’ai découvert qu’il me volait énormément. Il vendait des matériaux de construction, me communiquait de faux prix et contractait des dettes en mon nom à mon insu. C’est pour cette raison que je lui ai retiré la responsabilité des achats, sans le chasser du chantier. Aujourd’hui, je ne céderai pas au chantage. S’il pense avoir raison, qu’il s’adresse à la justice. Les réseaux sociaux ne remplaceront jamais un tribunal. Je pense qu’il veut salir mon image et celle de mon salon par pure méchanceté»,soutient-elle.

Dans son droit de réponse, Jeannine Mamba affirme enfin qu’elle poursuivra la procédure judiciaire jusqu’à son terme et qu’elle entend répondre aux accusations formulées contre elle uniquement devant les juridictions compétentes.

Ce droit de réponse intervient après plusieurs déclarations publiques de John Kayembe, qui maintient sa réclamation de 10.820 USD au titre de prestations qu’il dit avoir fournies dans le cadre de la supervision du chantier de JMK Groupe Services, situé dans la commune de Diulu, à Mbuji-Mayi. Les deux parties restent campées sur des positions diamétralement opposées, dans l’attente de l’issue de la procédure judiciaire.


Madika Tshionyi Jonathan

Laisser un commentaire