Kasaï Oriental : près de quatre mois Impayées, les veuves des policiers lancent un cri de détresse

 Kasaï Oriental : près de quatre mois Impayées, les veuves des policiers lancent un cri de détresse

Les veuves des policiers vivant dans les territoires de Miabi, Kabeya-Kamwanga, Tshilenge, Katanda et Lupatapata au Kasaï Oriental, lancent un cri de détresse après près de quatre mois d’impayés. Elles affirment ne plus percevoir leurs paiements depuis le mois de mai, une situation qui affecte directement leurs conditions de vie et celles de leurs enfants.

Elles se sont exprimées ce jeudi 13 août 2026 auprès d’Etoilenews, appelant les autorités à intervenir rapidement pour mettre fin à cette situation. Pour ces femmes, ces paiements constituent une ressource essentielle pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Selon leur témoignage, les paiements étaient auparavant effectués via la banque Afriland avant d’être transférés à Equity BCDC Mbujimayi. Depuis ce changement, elles affirment ne toujours pas avoir reçu leurs allocations.

«« Depuis le mois de mai, nous ne sommes plus payées. Cela fait maintenant près de quatre mois que cette situation dure. Nous étions payées par Afriland, mais on nous a transférées à Equity BCDC. Jusqu’à présent, nous n’avons toujours pas reçu nos paiements et nous ne savons pas quand la situation sera régularisée. Nous demandons aux responsables et aux autorités de se pencher sur notre problème, parce que nous sommes des veuves et que nous avons des enfants à prendre en charge », a témoigné une représentante des veuves à Etoilenews.

Cette situation aurait des conséquences importantes sur le quotidien de plusieurs familles. Les veuves évoquent notamment des difficultés à assurer la scolarité de leurs enfants et à payer leurs loyers.

« Nous demandons aux autorités de nous venir en aide parce que les veuves et les orphelins souffrent énormément. Il y a des enfants qui n’ont pas pu présenter l’examen d’État à cause de cette situation, tandis que certaines familles n’arrivent même plus à payer le loyer et se retrouvent à dormir dehors. Nous réclamons simplement ce qui nous revient et demandons que les paiements soient débloqués afin que nous puissions prendre soin de nos enfants », a-t-elle ajouté.

Elles interpellent ainsi les autorités provinciales et nationales afin qu’une solution urgente soit trouvée et que les paiements soient régularisés.


Madika Tshionyi Jonathan

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