Dialogue direct Kinshasa-M23 : Fayulu salue l’initiative de Joao Lourenço et appelle à soutenir la démarche de la CENCO et de l’ECC

 Dialogue direct Kinshasa-M23 : Fayulu salue l’initiative de Joao Lourenço et appelle à soutenir la démarche de la CENCO et de l’ECC

L’opposant congolais Martin Fayulu s’est prononcé en faveur du dialogue direct entre Kinshasa et les rebelles du M23-AFC, initié par le président angolais Joao Lourenço. Prévu pour le 18 mars à Luanda, ce dialogue a également reçu l’approbation de l’Église catholique.

Dans un communiqué publié le 14 mars, le coordonnateur de la coalition LAMUKA a exprimé sa reconnaissance envers le président en exercice de l’Union africaine pour son engagement dans la quête d’une solution durable à la crise politique et sécuritaire qui secoue l’est de la RDC. Il a notamment souligné que cette initiative laissera une empreinte indélébile dans l’histoire africaine.

Malgré cette ouverture diplomatique, Fayulu maintient sa position en faveur du processus de Kinshasa, porté par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). Il exhorte ainsi les Congolais et les parties prenantes à soutenir cette initiative visant à traiter les causes profondes des crises politiques et sécuritaires en RDC et dans la région des Grands Lacs.

Dans cette même dynamique, la CENCO et l’ECC ont appelé les négociateurs du dialogue de Luanda à faire preuve de sincérité afin de soulager les populations meurtries par les conflits armés.

Si la proposition angolaise ouvre une nouvelle voie diplomatique, la réponse de Kinshasa reste en suspens. La présidence congolaise, par la voix de sa porte-parole Tina Salama, a confirmé la réception de l’invitation tout en insistant sur le respect de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette résolution condamne le soutien du Rwanda au M23 et exige le retrait des rebelles du territoire congolais.

Le dialogue de Luanda s’annonce ainsi comme une étape clé dans la gestion de la crise, entre pressions diplomatiques et exigences politiques.


Jonathan Madika

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