Dialogue en RDC : Ensemble pour la République rejette les conditions de Félix Tshisekedi et fixe ses conditions
Le parti politique Ensemble pour la République est monté au créneau ce lundi 2 février 2026 pour dénoncer ce qu’il qualifie de « simulacre de dialogue » et réfuter les conditions posées par le président Félix Tshisekedi avant l’organisation d’un dialogue politique entre Congolais.
Dans un document rendu public le même jour, cette formation estime que « toute démarche qui exclurait des acteurs essentiels de la nation serait vouée à l’échec ». Le parti de Moïse Katumbi estime qu’un dialogue national ne peut être crédible que s’il se déroule sous l’égide d’une médiation morale et neutre, « telle que préconisée par la CENCO et l’ECC, conformément à leur initiative du Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble ».
Et de poursuivre : « On ne dialogue pas pour se conforter entre convaincus, mais pour affronter avec lucidité et courage les causes profondes de la crise politique, sécuritaire, sociale et morale qui gangrène le pays, et y apporter des réponses durables, partagées et crédibles ».
De ce fait, ce parti politique liste plusieurs conditions pour que le dialogue soit crédible. Il s’agit en effet de la levée des condamnations à caractère politique, la libération des prisonniers politiques et d’opinion, la fin des poursuites judiciaires à des fins politiques, la levée des restrictions sur les passeports et la liberté de circulation des opposants. Aussi, il parle de la cessation de toute répression visant les voix dissidentes.
Rappelons que le 31 janvier dernier, le Chef de l’État Félix Tshisekedi s’était déclaré ouvert à l’organisation d’un dialogue politique intercongolais, lors de la cérémonie d’échange des vœux avec les ambassadeurs et corps diplomatiques. Il a néanmoins, fait savoir que ce dialogue se tiendra en RDC, organisé par les institutions du pays selon les règles, et qu’il n’inclura pas les auteurs des crimes dans l’Est du pays.
John Kadima


