RDC : Joseph Kabila rejette les sanctions américaines « fondées sur des accusations non étayées par des preuves irréfutables » et envisage une riposte judiciaire
L’ancien Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, a dénoncé les sanctions prises à son encontre par les États-Unis. Dans un communiqué publié ce vendredi 1er mai par son cabinet, il qualifie cette décision de « profondément injustifiée, politiquement motivée et fondée sur des accusations non étayées par des preuves irréfutables ».
« La décision du gouvernement américain visant Joseph Kabila est profondément injustifiée. Elle s’inscrit dans un contexte où certains acteurs cherchent à ternir son image, malgré les efforts qu’il a consacrés à la réunification du pays, à la pacification du territoire et à la stabilisation de la région des Grands Lacs », souligne le document.
Revenant sur son bilan entre 2001 et 2019, l’ancien chef de l’État met en avant la sortie de la RDC d’une guerre régionale, la reconstruction progressive des institutions et la première alternance pacifique au sommet de l’État.
Le communiqué conteste par ailleurs les fondements des sanctions, estimant qu’ils reposent sur des accusations non prouvées. Il avertit qu’une telle décision pourrait être interprétée comme un soutien à des pratiques autoritaires, notamment la répression des voix dissidentes et des dérives de gouvernance.
« Le Président honoraire réaffirme son attachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale et à une solution politique inclusive. Il se réserve le droit d’engager toutes les voies légales pour contester ces sanctions et défendre son honneur, tout en restant déterminé à œuvrer pour la démocratie, l’État de droit et la cohésion nationale », conclut le communiqué.
Il sied de rappeler que les États-Unis ont sanctionné l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila, pour sa complicité présumée avec l’AFC-M23 dans la déstabilisation de la République démocratique du Congo. Ses avoirs sont gelés et toute transaction avec des acteurs américains lui est également interdite.
Jonathan Madika


