RDC : Félix Tshisekedi se dit ouvert au débat constitutionnel, mais n’exclut pas un troisième mandat
Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, s’est exprimé mercredi 6 mai 2026 à Kinshasa sur la question de la Constitution et de l’avenir politique du pays.
Au cours d’un échange avec la presse, le chef de l’État s’est dit favorable à une réflexion sur la Constitution congolaise. Il a aussi argué qu’il n’excluait pas l’éventualité d’un troisième mandat si la population venait à le lui demander.
« Je suis pour que les experts étudient la Constitution, puisqu’il y a beaucoup de difficultés. Et cela ne doit pas être lié à un troisième mandat quelconque. Je serai heureux de terminer mes deux mandats en laissant ce pays sur les bons rails et surtout en lui léguant la paix. Je n’ai pas sollicité de troisième mandat, mais si les Congolais me demandent de revenir au front, j’accepterai et je suis à leur disposition », a déclaré Félix Tshisekedi.
Le Président congolais a, par ailleurs, rappelé la position historique de l’UDPS sur la Constitution de 2006.
« Je suis de l’UDPS. En 2006, l’UDPS avait dit que si elle arrivait au pouvoir, cette constitution serait changée… Nous avons réussi la première alternance au pays depuis 1960. Nous n’avons pas le droit de cracher sur un tel héritage… Aucune question d’intérêt national ne saurait être caricaturée, confisquée ou interdite à la réflexion. Mais ces questions doivent être abordées avec sérieux, transparence et méthode », a-t-il ajouté.
Pendant ce temps, plusieurs voix, notamment dans l’opposition, continuent d’appeler au respect strict de la Constitution actuelle, particulièrement de l’article 220, considéré par ses défenseurs comme une disposition verrouillant toute modification liée aux mandats présidentiels.
Il convient de souligner que Félix Tshisekedi dirige le pays depuis 2019 et que son second mandat prendra fin en 2028. Actuellement, la loi fondamentale congolaise plafonne à deux (2) le nombre de mandats présidentiels.
John Kadima


