Kongo Central : une baleine de 15 mètres s’échoue à Muanda et meurt malgré l’intervention de l’ICCN
Une baleine mesurant environ 15 mètres de long a été retrouvée échouée, mercredi 1er juillet 2026, sur une plage de Muanda, dans la province du Kongo Central. Malgré l’intervention des équipes de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), le mammifère marin n’a pas survécu.
Dès l’alerte donnée par les habitants, les agents de l’ICCN se sont rendus sur place pour tenter de remettre l’animal en mer. Les opérations de sauvetage n’ont toutefois pas permis de sauver le cétacé, dont la mort a suscité une vive émotion parmi la population locale.
Cet échouage a également alimenté les discussions au sein de la communauté. Alors que certains habitants affirment n’avoir jamais assisté à un tel événement, plusieurs pêcheurs de Muanda expliquent que des baleines et des dauphins sont régulièrement aperçus au large des côtes congolaises.
Selon les spécialistes, la façade atlantique de la République démocratique du Congo fait partie du couloir migratoire emprunté par plusieurs espèces de cétacés, notamment les baleines à bosse. Entre les mois de juin et septembre, ces mammifères quittent les eaux froides de l’Antarctique pour rejoindre les eaux plus chaudes du golfe de Guinée, où ils se reproduisent et mettent bas.
L’incident met également en lumière les limites des moyens dont disposent les écogardes de l’ICCN. L’absence d’équipements spécialisés, tels que des engins de levage, des remorqueurs ou une assistance vétérinaire adaptée aux grands mammifères marins, a compliqué les opérations de sauvetage.
Les circonstances exactes de cet échouage restent à déterminer. Les experts évoquent plusieurs hypothèses, notamment un problème de santé, le vieillissement de l’animal, une collision avec un navire ou encore une désorientation causée par les nuisances sonores et la pollution qui affectent les milieux marins.
Au-delà de son caractère inhabituel, cet événement rappelle la richesse de la biodiversité marine du littoral congolais, mais aussi la nécessité de renforcer les capacités techniques et logistiques des services chargés de protéger la faune marine.
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