RDC : Shadary et Minaku transférés à l’auditorat général militaire après plus de 200 jours de détention
Une nouvelle évolution est enregistrée dans le dossier judiciaire impliquant deux hauts responsables du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Emmanuel Ramazani Shadary et Aubin Minaku ont été transférés à l’auditorat général militaire, où ils devront désormais répondre de la procédure engagée à leur encontre, ont confirmé ce jeudi plusieurs sources judiciaires concordantes.
Ce transfert intervient après plus de 200 jours passés en détention dans des installations des services de sécurité. Emmanuel Ramazani Shadary, ancien vice-Premier ministre de l’Intérieur et secrétaire permanent du PPRD, avait été interpellé le 16 décembre 2025 à son domicile de Kinshasa. Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale et vice-président du PPRD, avait, quant à lui, été arrêté le 18 janvier 2026, également dans la capitale.
Leur arrestation était intervenue dans un contexte de fortes tensions politiques, marqué par des soupçons de participation à des activités jugées attentatoires à la sûreté de l’État. Toutefois, jusqu’à leur transfert à l’auditorat général militaire, aucune communication officielle n’avait précisé les chefs d’accusation retenus contre les deux dirigeants politiques.
Durant leur détention, leurs familles, leurs avocats ainsi que plusieurs organisations de défense des droits humains avaient dénoncé la longueur de leur privation de liberté et réclamé leur présentation devant la justice dans le respect des garanties prévues par la Constitution et les instruments internationaux relatifs aux droits de la défense.
Leur mise à la disposition de l’auditorat général militaire ouvre désormais une nouvelle phase de la procédure judiciaire. Celle-ci devrait permettre aux magistrats militaires de statuer sur leur situation et, le cas échéant, de préciser les faits qui leur sont reprochés.
Il sied de souligner qu’à l’heure actuelle, les autorités judiciaires n’ont pas encore communiqué officiellement sur les motifs exacts de ce transfert ni sur les prochaines étapes de la procédure.
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