Mbuji-mayi : IT’S NOW salue le nouvel arrêté urbain sur l’assainissement et exige son application effective
La structure IT’S NOW ASBL salue le nouvel arrêté pris par le maire de Mbujimayi, Jean-Marie Lutumba, visant l’assainissement et l’aménagement de la ville. Publié récemment, ce document s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité qui gangrène la capitale du Kasaï Oriental.
Dans une déclaration faite ce vendredi 11 avril 2025, la coordonnatrice de IT’S NOW ASBL, Mireille Muteba, a exprimé sa satisfaction quant au contenu de cet arrêté, officiellement remis à la société civile pour vulgarisation. Elle affirme que ce texte prend en compte la majorité des préoccupations que sa structure comptait soumettre à l’autorité urbaine dans une lettre ouverte.
« Notre inquiétude reste liée à la mise en œuvre de cet arrêté. Nous ne voulons pas qu’il s’ajoute simplement à la longue liste des textes réglementaires déjà existants, tant au niveau national que provincial. Nous espérons des actions concrètes, profondes, et non de simples gestes symboliques ou déclarations d’intention. Il est essentiel que ce document soit soutenu par des moyens et des initiatives réels pour que son application devienne effective, et que l’assainissement de la ville devienne une réalité », a insisté Mireille Muteba.
Elle a également lancé un appel à la population pour qu’elle s’approprie cette initiative, rappelant que l’assainissement ne relève pas uniquement des autorités.
« C’est notre devoir et notre responsabilité de veiller à la propreté et à la protection de notre environnement. Les caniveaux ne sont pas des poubelles, les coins de rue non plus. Protégeons notre cadre de vie, c’est protéger notre santé, nos familles. Les maladies ne feront pas de distinction lorsqu’elles frapperont. C’est donc à nous tous de prendre en main la propreté de notre environnement », a-t-elle conclu.
Depuis quelque temps, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer l’insalubrité grandissante à Mbujimayi. Bien avant la publication de cet arrêté, plusieurs acteurs accusaient déjà l’autorité urbaine de laisser la ville sombrer dans la saleté, alors même que la capitale provinciale connaît une phase de modernisation avec la construction ou la réhabilitation de plusieurs routes.
Jonathan Madika


